L'attente est enfin terminée. Après des mois de spéculations, de présentations de monoplaces et d'essais hivernaux, la saison 2026 de Formule 1 débute ce week-end à Melbourne avec le Grand Prix d'Australie. Et pas n'importe quel début de saison : c'est l'aube d'une nouvelle ère réglementaire qui promet de redistribuer les cartes. Voici tout ce qu'il faut savoir pour ne rien manquer de ce premier rendez-vous de l'année.
Horaires du Grand Prix d'Australie 2026
Le programme s'étale du vendredi 6 au dimanche 8 mars 2026 sur le circuit de l'Albert Park. Avec le décalage horaire entre Melbourne et l'Europe, les séances se déroulent en grande partie de nuit ou aux aurores pour les fans francophones. Préparez le café !
Programme complet (heures de Paris / Bruxelles — CET)
| Séance | Jour | Heure locale (Melbourne) | Heure de Paris / Bruxelles (CET) | Heure de Montréal (EST) |
|---|---|---|---|---|
| Essais Libres 1 | Vendredi 6 mars | 12h30 | 02h30 | 20h30 (jeu.) |
| Essais Libres 2 | Vendredi 6 mars | 16h00 | 06h00 | 00h00 |
| Essais Libres 3 | Samedi 7 mars | 12h30 | 02h30 | 20h30 (ven.) |
| Qualifications | Samedi 7 mars | 16h00 | 06h00 | 00h00 |
| Course | Dimanche 8 mars | 15h00 | 05h00 | 23h00 (sam.) |
Les lève-tôt seront récompensés : la course débutera à 5h00 du matin en France et en Belgique, et à 23h00 le samedi soir au Québec.
Où regarder le GP d'Australie ?
- 🇫🇷 France : Canal+ reste le diffuseur exclusif de la F1. Toutes les séances sont disponibles en direct sur Canal+ Sport et via l'application myCanal. Julien Fébreau et son équipe, dont Margot Laffite et Adrien Tambay, seront aux commentaires.
- 🇧🇪 Belgique : RTBF Auvio (gratuit) diffuse l'ensemble des qualifications et courses en direct, complété par Canal+ Belgique pour la couverture intégrale.
- 🇨🇦 Québec : RDS et RDS 2 assurent la couverture francophone, avec également Noovo pour certaines sessions. La course étant à 23h heure locale le samedi, c'est l'un des rares GP accessibles en soirée pour les Québécois !
Le circuit de l'Albert Park : fiche technique
Le circuit de l'Albert Park est un tracé semi-urbain qui serpente autour du lac d'Albert Park, à seulement trois kilomètres au sud du centre-ville de Melbourne. Contrairement à un circuit urbain classique comme Monaco, il emprunte des routes publiques traversant un parc, ce qui lui confère un caractère hybride unique.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Longueur | 5,278 km |
| Nombre de virages | 14 |
| Nombre de tours | 58 |
| Distance de course | 306,124 km |
| Type | Circuit semi-urbain temporaire |
| Sens | Horaire |
| DRS zones | 4 |
| Record en course | 1:20.235 — Sergio Pérez (Red Bull, 2023) |
Un circuit remodelé en 2022
Si vous n'avez pas suivi la F1 depuis quelques années, sachez que l'Albert Park a subi un lifting majeur entre 2020 et 2022. L'ancienne chicane lente des virages 9 et 10 a été supprimée, remplacée par une longue ligne droite avec une nouvelle zone DRS. Plusieurs virages ont été élargis et reprofilés (virages 1, 3, 6 et 15), et le virage 13 (devenu virage 11) a été significativement modifié. Résultat : un circuit plus rapide, plus propice aux dépassements, avec quatre zones DRS — un record lors de son introduction.
Le tracé est réputé pour ses bosses et une adhérence qui évolue considérablement au fil du week-end. En début de week-end, la piste est souvent glissante puisqu'elle n'est utilisée que quelques jours par an, avant de se « gommer » progressivement.
Des victoires mémorables à Melbourne
L'Albert Park accueille le GP d'Australie depuis 1996 et a vu défiler les plus grands noms de la discipline. Parmi les vainqueurs historiques, on retrouve Damon Hill (premier vainqueur en 1996), Michael Schumacher, Mika Häkkinen, Kimi Räikkönen ou encore Lewis Hamilton. Albert Park porte aussi la marque de moments inoubliables :
- 1996 : la première course à Melbourne est marquée par le spectaculaire crash de Martin Brundle au virage 3, son envol par-dessus la Sauber de Johnny Herbert. Il en sortira indemne et remontera même dans sa voiture de secours.
- 2009 : le doublé historique de Brawn GP lors de son tout premier Grand Prix, avec Jenson Button et Rubens Barrichello en première ligne puis aux deux premières places. Un exploit comparable à celui de Mercedes lors du GP de France 1954.
- 2022 : le retour du GP d'Australie après deux ans d'absence (Covid-19) sur le nouveau tracé, avec une victoire de Charles Leclerc dominateur.
- 2025 : une course chaotique perturbée par la pluie lors du retour de Melbourne en tant que manche d'ouverture.
Fait notable : le GP d'Australie attire des foules considérables. L'édition 2024 avait établi un record avec 452 055 spectateurs sur l'ensemble du week-end.
Les enjeux à suivre ce week-end
Ce Grand Prix d'Australie 2026 ne sera pas un season opener comme les autres. L'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation technique — la plus profonde transformation de la F1 depuis l'ère turbo hybride de 2014 — rend cette première course absolument cruciale.
La nouvelle ère technique en piste
Les essais hivernaux à Barcelone et Bahreïn ont donné un premier aperçu des nouvelles monoplaces 2026, mais Melbourne sera le premier vrai test en conditions compétitives. Les voitures 2026 intègrent une répartition de puissance 50/50 entre le moteur thermique et le moteur électrique surpuissant, une aérodynamique active (Mode X/Mode Z) et un système de dépassement manuel inédit.
Les tests à Bahreïn ont révélé que les nouvelles monoplaces sont déjà très fiables, contrairement à ce qu'on observe habituellement lors des changements réglementaires. En revanche, des questions subsistent autour de la gestion de l'énergie et des départs, deux domaines qui seront scrutés de près à Melbourne.
Qui sera devant ?
D'après Andrea Stella, directeur de McLaren, Ferrari et Mercedes semblent avoir un cran d'avance après les essais de pré-saison. Ferrari a particulièrement impressionné, notamment grâce à son aileron arrière révolutionnaire et un avantage apparent aux départs. Mercedes, portée par un George Russell que Martin Brundle estime « prêt » pour le titre, semble également bien placée.
De son côté, Lando Norris — champion du monde en titre — entame la défense de sa couronne dans un contexte inédit : McLaren cherche encore à alléger sa MCL40 et recevra, comme Alpine et Williams, la dernière version du moteur Mercedes seulement pour ce GP.
Quant à Max Verstappen, le quadruple champion du monde n'a pas caché son mécontentement vis-à-vis des nouvelles F1 qu'il qualifie de « Formule E sous stéroïdes ». Mais le Néerlandais, fidèle à lui-même, reste un candidat redoutable, et le moteur Red Bull-Ford a surpris tout le paddock par sa fiabilité.
Les nouveautés à ne pas manquer
Outre la révolution technique, plusieurs éléments rendent ce week-end unique :
- Onze équipes sur la grille : Cadillac fait son entrée historique en F1 avec sa MAC-26, nommée en hommage à Mario Andretti.
- Lewis Hamilton chez Ferrari : le septuple champion du monde entame sa deuxième saison sous les couleurs de la Scuderia. Après une saison d'adaptation en 2025, les attentes sont immenses.
- Le virage 6 rebaptisé : Albert Park nomme pour la première fois un virage d'après deux femmes, Laura Mueller et Hannah Schmitz, dans le cadre de l'initiative « In Her Corner ».
- La tribune Piastri : la tribune principale de la ligne droite des stands a été rebaptisée en l'honneur du héros local Oscar Piastri.
- L'IA aux limites de piste : la FIA déploie son nouveau système ECAT, basé sur l'intelligence artificielle, pour surveiller automatiquement les limites de piste.
Le gros point d'interrogation : Aston Martin
Si la plupart des équipes abordent Melbourne avec un certain optimisme, Aston Martin fait figure de point d'interrogation majeur. L'écurie de Silverstone a vécu des essais hivernaux catastrophiques, ne bouclant que six tours lors de la dernière journée à Bahreïn. En cause : des vibrations anormales sur la batterie Honda dont l'origine reste inconnue. Adrian Newey et son équipe auront-ils trouvé la solution d'ici dimanche ?
Prêts pour l'aube d'une nouvelle ère
Ce Grand Prix d'Australie 2026 promet d'être l'un des season openers les plus passionnants de l'histoire récente de la F1. Nouvelle réglementation, nouveaux rapports de force, nouvelle équipe, nouvelles technologies : tous les ingrédients sont réunis pour un week-end de course mémorable sur les rives du lac d'Albert Park.
Rendez-vous dimanche 8 mars à 5h du matin (heure de Paris) pour le départ. Mettez le réveil !






