Un départ arrêté qui change tout en 2026
Les essais hivernaux de F1 2026 à Bahreïn ont mis en lumière un aspect inattendu de la nouvelle réglementation : les départs arrêtés pourraient devenir un facteur déterminant dans le résultat des courses cette saison. Là où les années précédentes voyaient les monoplaces s'élancer quasi simultanément avec à peine quelques mètres d'écart, les tests de pré-saison ont révélé une disparité spectaculaire entre les voitures.
Oscar Piastri a même estimé qu'un mauvais départ pourrait coûter jusqu'à sept positions sur la grille, un chiffre qui donne le vertige quand on connaît l'importance de chaque place en Formule 1.
Pourquoi les départs sont-ils si compliqués en 2026 ?
Le cœur du problème réside dans la suppression du MGU-H, ce moteur électrique qui, entre 2014 et 2025, permettait de faire tourner le turbocompresseur électroniquement et d'éliminer le turbo-lag. Sans lui, les pilotes doivent désormais faire monter les tours de leur V6 pendant environ 10 secondes pour que le turbo atteigne la bonne pression de suralimentation avant de pouvoir s'élancer.
Cette contrainte technique a rendu les départs bien plus aléatoires et complexes. Comme l'a résumé George Russell, pilote Mercedes : « Les deux départs que j'ai faits cette semaine étaient pires que mon pire départ en F1. » Un aveu lourd de sens de la part d'un pilote considéré comme l'un des favoris pour le titre cette saison.
Ferrari décolle comme une fusée
Si la plupart des équipes peinent à maîtriser la nouvelle procédure, Ferrari semble avoir pris une longueur d'avance considérable. Lors des départs d'essai à Bahreïn, les voitures équipées du moteur Ferrari ont littéralement survolé la concurrence.
Le moment le plus frappant est survenu lorsque Lewis Hamilton, partant de la neuvième rangée lors d'un départ d'entraînement, a remonté jusqu'en tête au premier virage, dépassant notamment Kimi Antonelli (Mercedes) et Max Verstappen (Red Bull) qui étaient en première ligne. De son côté, Russell a patiné des roues tandis que Lando Norris n'a même pas réussi à bouger de sa place sur la grille.
L'explication de cet avantage Ferrari ? La Scuderia aurait délibérément conçu son turbo en plus petite dimension, un choix stratégique pour mieux répondre aux contraintes des nouvelles règles. Un turbo plus petit est plus rapide à mettre en rotation et atteint plus vite la pression nécessaire au départ.






