Les premières qualifications de l'ère F1 2026 ont tenu toutes leurs promesses à Melbourne ce samedi. Entre le crash spectaculaire de Max Verstappen en Q1, la domination écrasante de Mercedes et une superbe performance d'Isack Hadjar, retour sur une séance riche en rebondissements.
Russell impérial, Mercedes au-dessus du lot
George Russell a frappé un grand coup en décrochant la toute première pole position de la saison 2026 avec un chrono de 1'18"518. Le Britannique a été annoncé comme le favori pour le titre et il l'a prouvé sur la piste, reléguant son coéquipier Kimi Antonelli à près de trois dixièmes. Ce dernier a d'ailleurs réalisé un petit exploit : sa W17, lourdement endommagée lors d'un violent crash en EL3, a été réparée in extremis par les mécaniciens de Mercedes, aidés par un drapeau rouge providentiel en Q1.
Le crash de Verstappen : un début de saison cauchemardesque
L'image forte de cette séance restera sans conteste le crash de Max Verstappen en Q1. Le quadruple champion du monde, qui avait déjà endommagé le plancher de sa RB22 en EL2, a perdu le contrôle de sa monoplace à l'approche du virage 1 lors de son tout premier tour lancé. L'essieu arrière s'est bloqué sous le freinage, provoquant un tête-à-queue instantané à 180 degrés. La Red Bull a traversé le bac à gravier avant de percuter violemment les barrières de pneus.
Verstappen est sorti de sa monoplace par ses propres moyens, mais a été vu en train de se masser le poignet après l'impact, n'ayant pas lâché le volant au moment du choc. Sur la radio, le Néerlandais n'a pas caché sa frustration, confirmant un blocage mécanique de l'essieu arrière. Selon Martin Brundle, analyste pour Sky Sports, il ne s'agissait pas d'une erreur de pilotage mais d'un problème lié à la récupération d'énergie au freinage, comparable à un frein à main tiré brutalement.






