La victoire tant attendue : Hamilton entre dans la légende Ferrari
Voilà près de deux années que le monde de la Formule 1 retenait son souffle. Lewis Hamilton a enfin renoué avec la victoire lors du Grand Prix de Barcelone-Catalogne 2026, s’imposant pour la première fois sous les couleurs de la Scuderia Ferrari. Une victoire historique, mettant fin à une disette de 706 jours depuis son dernier succès au Grand Prix de Belgique en juillet 2024, et portant son palmarès à 106 victoires en carrière, un chiffre vertigineux.
Au terme des 66 tours du Circuit de Barcelone-Catalogne, le septuple champion du monde a devancé George Russell (Mercedes) de 19,561 secondes, tandis que Lando Norris (McLaren) complétait le podium. Un triplé britannique, le premier depuis le Grand Prix des États-Unis en 1968, qui ajoute une touche symbolique à cette performance.
Les échanges radio de l’après-course resteront gravés dans les mémoires. « Félicitations, Luigi ! », a lancé le directeur de l’équipe, Fred Vasseur. Hamilton, visiblement ému, lui a répondu : « Ciao ragazzi ! Grazie a tutti a Maranello. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à réaliser ce rêve. Je suis si fier de vous. Aux supporters : merci de continuer à me rappeler qui je suis. »
Un début de course éprouvant : Russell s’envole, Hamilton résiste
La course s’est déroulée sous un soleil de plomb – 30°C dans l’air, 51°C sur la piste –, des conditions extrêmes qui allaient rendre la gestion des pneumatiques décisive. Russell avait décroché la pole position avec seulement 64 millièmes d’avance sur Hamilton, et c’est lui qui s’est élancé en tête, chaussé de pneus mediums (jaunes), contre des gommes tendres (rouges) pour Hamilton.
Malgré une excellente impulsion au départ, Hamilton n’a pu empêcher Russell de conserver l’avantage dans la ligne droite des stands, abordant le premier virage en tête. La Ferrari, bien que collée aux basques de la Mercedes, peinait à suivre le rythme. Dès le cinquième tour, Russell creusait déjà un écart de 2,5 secondes sur Hamilton, lui-même sous la pression d’Antonelli, distant de 3,5 secondes. L’écart entre les deux Mercedes et la Ferrari semblait alors se creuser inexorablement, sans laisser présager le spectaculaire retournement stratégique qui allait suivre.
La stratégie à trois arrêts : le coup de génie de Ferrari face à Mercedes
C’est ici que Ferrari a joué son va-tout. Alors que Mercedes optait pour une stratégie classique à deux arrêts, jugée plus sûre sur ce circuit, les ingénieurs de Maranello ont choisi une approche bien plus audacieuse : . Un pari risqué sur une piste où la dégradation des pneus était particulièrement sévère, mais qui allait s’avérer payant.






