Le Grand Prix de Monaco 2026 restera gravé dans les annales pour bien plus que la cinquième victoire consécutive de Kimi Antonelli. Plusieurs jours après l’arrivée, Pierre Gasly a officiellement réintégré la troisième marche du podium, ses deux pénalités de cinq secondes pour dépassement de la limite de vitesse dans la voie des stands ayant été annulées par les commissaires. Mais pourquoi lui, et non les quatre autres pilotes frappés par le même écueil ? La réponse tient à une combinaison précise de trois conditions réglementaires, aussi subtiles qu’impitoyables.
Le règlement n’érige pas le chronométrage en juge absolu
Première clé, et sans doute la plus déterminante : la règle incriminée, l’article B1.6.3a du règlement de Formule 1, se borne à fixer une limite de vitesse – 60 km/h dans la voie des stands à Monaco. Or, nulle part il n’est stipulé que cette limite est exclusivement déterminée par le système de chronométrage officiel.
Les commissaires ont d’ailleurs insisté sur cette nuance dans leur rapport : « Nous relevons la formulation de l’article B1.6.3a du règlement de la F1, qui fait spécifiquement référence à une… »






