Verstappen adoube Hadjar avant la saison 2026
À quelques jours du Grand Prix d'Australie, coup d'envoi de la saison 2026 de Formule 1, Max Verstappen s'est exprimé sur son nouveau coéquipier Isack Hadjar dans le podcast Up To Speed. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le quadruple champion du monde ne tarit pas d'éloges envers le jeune pilote français.
« Il est génial, honnêtement, c'est quelqu'un de vraiment très sympa », a déclaré Verstappen au sujet de son nouveau partenaire chez Red Bull Racing. Si les deux hommes n'ont pas encore passé énormément de temps ensemble durant les essais hivernaux, le Néerlandais assure que leur relation est déjà sur de très bons rails.
« En tant que pilote, tu dois croire que tu es le meilleur »
Mais au-delà des compliments, Verstappen a surtout livré un conseil précieux à Hadjar pour aborder cette saison capitale. Le message est limpide : la confiance en soi est non négociable.
« Je pense qu'en tant que pilote, tu dois toujours croire que tu es le meilleur, non ? C'est l'approche que tu dois avoir. Tu dois te dire : "Je peux battre n'importe qui" », a expliqué Verstappen dans le podcast Up To Speed.
Un conseil qui résonne d'autant plus fort quand on sait qu'il vient du pilote que Hadjar devra justement tenter de battre — ou au moins de suivre — chaque week-end de course. Verstappen envoie un message clair : il ne veut pas d'un équipier soumis, mais d'un partenaire animé par une ambition dévorante.
Le sixième équipier depuis Ricciardo
L'arrivée d'Hadjar chez Red Bull s'inscrit dans un contexte bien particulier. Depuis le départ de Daniel Ricciardo fin 2018, l'écurie autrichienne est devenue une véritable porte tournante côté second baquet. Hadjar devient ainsi le sixième coéquipier de Verstappen en sept ans, et le quatrième en seulement seize mois.
Sergio Pérez a disputé sa dernière course sous les couleurs Red Bull en décembre 2024, avant que Liam Lawson ne tienne le siège pour seulement deux Grands Prix en début de saison 2025. Yuki Tsunoda a ensuite terminé l'année, avant d'être écarté à son tour au profit d'Hadjar pour 2026.
Une saison rookie riche en enseignements
La trajectoire d'Hadjar force le respect. Lors de sa première saison en Formule 1 avec les Racing Bulls, le Français est passé des larmes après son accident sur le tour de formation à Melbourne à un podium partagé avec Verstappen au Grand Prix des Pays-Bas.
Certes, des erreurs ont jalonné sa campagne : l'accrochage avec Kimi Antonelli au Grand Prix de Grande-Bretagne, des fautes coûteuses à Bakou, et même un crash lors du deuxième jour d'essais à huis clos avec Red Bull en janvier. Mais ces mésaventures n'ont pas entamé la confiance de l'équipe ni celle de Verstappen.
Comme le souligne Naomi Schiff, analyste et co-présentatrice du podcast Up To Speed : « Quand il monte dans la voiture, il est très régulier et c'est ce qui compte ».
Verstappen, mentor et rival
Avec plus d'une décennie d'expérience au sommet du sport automobile, Verstappen a naturellement endossé un rôle de leader au sein de Red Bull. Tout en restant focalisé sur sa propre quête de titre, il a embrassé la mission d'accompagner Hadjar dans l'adaptation aux nouvelles réglementations techniques 2026.
« Quand tu n'en es qu'à ta deuxième année, tu es dans un état d'esprit très différent. Tu es bien plus concentré sur le fait de prouver ta valeur et d'absorber chaque information, alors que moi je peux me permettre d'être un peu plus détendu et de me concentrer sur le comportement global de la voiture », a-t-il précisé.
De son côté, Hadjar a confirmé que la collaboration se passait très bien : « Le travail avec Max a été très bon – il a été très ouvert jusqu'ici, donc c'est bien de l'avoir à mes côtés », a confié le Français sur le site officiel de la Formule 1.
Le reset réglementaire, une opportunité en or
Si le défi qui attend Hadjar est colossal, le contexte pourrait jouer en sa faveur. Contrairement aux coéquipiers précédents de Verstappen, le Français arrive dans une année de révolution réglementaire complète. Nouveau moteur Red Bull-Ford, nouvelles règles aérodynamiques, nouveaux pneus : les F1 2026 sont radicalement différentes de tout ce qui a été vu auparavant.
Comme l'a souligné Alex Albon, lui-même ancien occupant du second baquet Red Bull, ce changement de réglementation représente « un nouveau départ pour tout le monde ». Sergio Pérez partage cet avis, estimant que l'ampleur du changement offre à Hadjar une « fenêtre pour briller ».
Pour l'heure, l'optimisme règne du côté de Milton Keynes. Le partenariat Verstappen-Hadjar semble être l'un des plus stables et prometteurs de la grille 2026. Reste à savoir si le jeune Français pourra transformer ces bonnes ondes en résultats sur la piste, dès Melbourne.
Le compte à rebours est lancé. Et comme le lui conseille son illustre coéquipier : Hadjar devra monter dans la voiture en se disant « Je peux battre n'importe qui ».






