Isack Hadjar pilotera la légendaire Red Bull RB7 de 2011 lors du Grand Prix de France Historique sur le Circuit Paul Ricard, du 8 au 10 mai 2026. Un moment exceptionnel à ne pas manquer pour les passionnés de Formule 1.
Camille M est une passionnée de Formule 1 depuis son plus jeune âge et qui souhaite partager sa passion au plus grand nombre.
Hadjar et la RB7 : une rencontre historique au Paul Ricard
Ce week-end des 8, 9 et 10 mai 2026 marquera l’un des temps forts de l’année pour les amateurs français de Formule 1. Isack Hadjar, nouvelle recrue de Red Bull Racing aux côtés de Max Verstappen, prendra les commandes de la mythique Red Bull RB7 à l’occasion du KENNOL Grand Prix de France Historique, organisé sur le Circuit Paul Ricard. La démonstration, prévue le samedi 9 mai dans le cadre du segment « Fast & Famous », promet d’ores et déjà d’être mémorable.
Pour Hadjar, natif de Paris, piloter devant son public au volant d’une monoplace ayant marqué l’histoire de la F1 représente une convergence de symboles des plus rares. Le jeune pilote de 21 ans ne cache pas son émotion : « Piloter devant mon public est toujours un moment que j’attends avec une impatience particulière, et le faire en tant que pilote Red Bull Racing rend cet instant encore plus exceptionnel. Partager la piste avec certaines des plus grandes légendes françaises de la Formule 1 sera un moment très important pour moi sur le plan personnel. »
La RB7, une machine de légende signée Adrian Newey
Pour mesurer toute la portée de cet événement, il convient de rappeler ce que représente la Red Bull RB7 dans l’histoire de la Formule 1. Conçue par le génie Adrian Newey, cette monoplace, propulsée par un V8 Renault, a dominé la saison 2011 avec une autorité sans égale. Sur les dix-neuf Grands Prix disputés, la RB7 en a remporté douze, dont onze sous les couleurs de Sebastian Vettel, qui décrocha ainsi son deuxième titre mondial. Avec un total de 650 points, les deux RB7 engagées offrirent également à Red Bull Racing le titre des constructeurs.
La RB7 constituait une évolution de la RB6, dont elle conservait l’architecture générale, mais avec une aérodynamique entièrement repensée — une nécessité imposée par l’interdiction des doubles diffuseurs dans le règlement 2011. Une fois encore, Newey avait su innover là où les autres équipes peinaient à s’adapter. Le résultat fut sans appel : une voiture incontestablement supérieure à ses concurrentes.
Hadjar lui-même ne cache pas son admiration pour cette icône mécanique : « La RB7 est une monoplace tellement emblématique… La piloter aux côtés de légendes que j’ai admirées en grandissant donne le sentiment d’un aboutissement. J’ai hâte d’offrir un spectacle à la hauteur des attentes du public. »
Isack Hadjar, un parcours fulgurant vers l’élite
Si cet événement revêt une telle importance, c’est aussi parce que le parcours d’Isack Hadjar force l’admiration. Né le 28 septembre 2004 à Paris, il a intégré le Red Bull Junior Team dès 2022, avant de faire ses débuts en Formule 1 en 2025 au sein de l’écurie Racing Bulls.
Sa première saison s’est révélée convaincante : après un début difficile — une erreur dès le tour de formation de son premier Grand Prix en Australie —, il a rapidement trouvé ses marques, inscrit ses premiers points au Japon, et surtout signé un podium retentissant au Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort. Il est ainsi devenu le cinquième plus jeune pilote à monter sur un podium en Formule 1, et le premier pilote arabe à accomplir cet exploit. Il a terminé la saison 2025 à la 12ᵉ place du championnat, avec 51 points au compteur.
Sa promotion chez Red Bull Racing pour 2026, officialisée le 2 décembre 2025, a couronné cette ascension fulgurante. Hadjar remplace Yuki Tsunoda et se retrouve désormais équipier de Max Verstappen, un défi de taille qu’il aborde avec une sérénité remarquable : « C’est un défi extrêmement exigeant, mais je me sens à ma place. Max est d’une rapidité impressionnante, il performe à chaque tour, et j’essaie de suivre son rythme. Je me suis adapté très rapidement à l’équipe — au point de ne pas avoir eu l’impression de changer d’écurie. »
La participation de Red Bull à cet événement n’a rien d’anodin. L’écurie autrichienne, en pleine transition avec l’arrivée des nouveaux moteurs Ford en 2026 et les incertitudes entourant l’avenir de Max Verstappen, a tout intérêt à cultiver son image et à renforcer son lien émotionnel avec le public européen. En confiant à Hadjar les clés de l’une de ses monoplaces les plus emblématiques, Red Bull envoie un message clair : elle croit en son jeune pilote français et investit dans sa popularité.
« J’ai toujours rêvé de piloter pour cette écurie. Quand j’étais enfant, je voyais Vettel remporter tous ces titres à la télévision. Aujourd’hui, je fais partie de cette grande équipe. C’est un véritable honneur d’évoluer au sein de Red Bull Racing et d’être aux côtés de Max », confie Hadjar, dont la sincérité ne fait aucun doute. L’opération « Fast & Famous » offre également à Red Bull une vitrine idéale pour rappeler son héritage dans le sport automobile.
On peut établir un parallèle avec d’autres démonstrations ayant marqué les esprits, comme celle d’Alpine et Colapinto à Buenos Aires, preuve que les constructeurs ont saisi l’impact émotionnel de ces événements sur les passionnés.
Un événement exceptionnel pour les passionnés de F1
Le Grand Prix de France Historique 2026 s’annonce comme bien plus qu’une simple démonstration. L’événement réunira près de 225 voitures, dont plus de 60 Formule 1 des années 1970 à 2010, pour célébrer cinquante ans d’histoire du sport automobile sur le mythique Circuit Paul Ricard — une piste ayant accueilli le Grand Prix de France officiel pendant vingt-trois ans.
Au programme, des noms qui font rêver : Alain Prost, Jacques Villeneuve, Jean Alesi, David Coulthard, Mark Webber. Sans oublier Esteban Ocon, qui participera pour la première fois au Grand Prix de France Historique. Jean Alesi, président du Circuit Paul Ricard, résume parfaitement l’esprit de la manifestation : « C’est aujourd’hui le seul grand rendez-vous national de la F1 ! On pourra croiser des pilotes de légende dans le paddock, approcher des monoplaces iconiques. Et quel plus bel écrin que le Circuit Paul Ricard, qui a accueilli le Grand Prix de France de Formule 1 pendant vingt-trois ans, pour vivre ces moments uniques ? »
L’événement célébrera également le vingtième anniversaire du double titre constructeur et pilote de Renault en 2005, remporté avec Fernando Alonso, ajoutant une dimension symbolique supplémentaire à une journée déjà riche en émotions.
Un moment à la fois personnel et patriotique pour Hadjar
Au-delà de l’aspect spectaculaire, cette démonstration revêt une signification profondément personnelle pour Hadjar. Elle s’inscrit dans la lignée des grands pilotes français ayant marqué la discipline — Prost, Villeneuve, Alesi — et consacre aujourd’hui sa place au plus haut niveau, en tant que représentant du drapeau tricolore au sein de l’une des deux meilleures écuries du plateau.
« Partager la piste avec certains des plus grands pilotes français de l’histoire de la Formule 1 sera un moment très important pour moi sur le plan personnel », répète-t-il. Une phrase qui résonne comme un hommage à une filiation, à une histoire dont il entend désormais écrire un nouveau chapitre.
Le parcours de Hadjar en 2026 reste semé d’embûches — la RB22 n’étant pas la monoplace la plus compétitive du plateau —, mais sa présence au Paul Ricard aux commandes de la RB7 rappellera à tous pourquoi ce jeune Parisien mérite sa place parmi l’élite. Une victoire serait d’ailleurs la bienvenue, comme il l’a lui-même suggéré avec humour : « Une première victoire serait une bonne chose… au moins ! »
Les 8, 9 et 10 mai 2026, le Circuit Paul Ricard sera le théâtre d’un week-end hors norme. Et le samedi 9 mai, lorsque Isack Hadjar enfoncera l’accélérateur de la légendaire Red Bull RB7, un frisson collectif parcourra les tribunes. L’un de ces instants rares où le passé et le présent se rejoignent sur la même piste.