De la huitième à la douzième place : le week-end en dents de scie d’Isack Hadjar
Isack Hadjar abordait le Grand Prix du Japon 2026 avec un motif légitime de satisfaction. Lors des qualifications, le jeune Français de 21 ans avait réalisé l’un des exploits du week-end en dominant son coéquipier Max Verstappen au moment le plus crucial, alors que les deux pilotes Red Bull risquaient l’élimination en Q2. Résultat : une huitième place sur la grille de départ, tandis que le quadruple champion du monde se voyait relégué en onzième position pour la première fois à Suzuka depuis 2019.
Le dimanche, cependant, tout s’est effondré. Hadjar a terminé douzième, à plus de cinquante-six secondes du vainqueur Kimi Antonelli, sans jamais avoir eu l’opportunité de lutter véritablement pour les points. La cause ? Une défaillance du système électrique survenue dès les deuxième et troisième tours, transformant sa Red Bull en une monoplace quasi inconduisible.
Une batterie à plat, des positions perdues en un éclair
Dès les premières boucles du Grand Prix, Hadjar a été victime d’une catastrophe technique aussi silencieuse que dévastatrice. Arvid Lindblad, le rookie de Racing Bulls, l’a d’abord dépassé. Puis Verstappen lui-même, qu’il avait pourtant devancé la veille, a profité de l’absence d’énergie de la Red Bull pour reprendre l’avantage dans la ligne droite. Esteban Ocon, au volant de sa Haas, s’est également engouffré dans la brèche. En deux tours seulement, Hadjar perdait trois positions.
« Je veux comprendre ce qui s’est passé lors des premier et deuxième tours avec la batterie. Me faire doubler dans la ligne droite, c’est tout simplement inacceptable », a confié le pilote français, visiblement dépité. La frustration était d’autant plus vive que la situation semblait maîtrisée dans les premiers instants de la course : « J’étais à l’aise en huitième position. Le plan consistait à me battre avec Pierre [Gasly], ce que nous faisions, et tout s’est envolé avec une batterie à plat. »
Une monoplace « inconduisible, voire dangereuse »
Au-delà de la simple déception sportive, c’est la dangerosité de la situation qui a marqué Hadjar. « C’était prévu, mais c’est allé bien au-delà de ce que nous avions connu jusqu’ici. La voiture était vraiment inconduisible, voire dangereuse », a-t-il déclaré, des mots lourds de sens qui soulignent la gravité de l’état de la RB22 en course.
Cette défaillance énergétique n’est pas un incident isolé. Lors du Grand Prix d’Australie, quelques semaines plus tôt, les deux pilotes Red Bull s’étaient retrouvés privés de toute puissance électrique dès le départ. Une tendance alarmante qui révèle une faiblesse structurelle dans la gestion énergétique de la monoplace.






