Alors que George Russell a décroché une pole position dominante au GP d'Australie 2026, les premières qualifications de cette nouvelle ère réglementaire ont aussi laissé de nombreux pilotes et écuries sur le carreau. De Max Verstappen dans les barrières à des écuries entières en perdition, retour sur les grands perdants de ce samedi à Melbourne.
Max Verstappen : un crash dès les premières secondes de Q1
C'est sans doute l'image la plus marquante de cette séance. <cite index="1-1,15-9">Le quadruple champion du monde n'a même pas eu le temps de boucler son premier tour lancé en Q1. En approchant du virage 1, l'arrière de sa Red Bull RB22 s'est brutalement bloqué au freinage, envoyant le Néerlandais dans les barrières de pneus</cite>. Verstappen a pris la radio pour signaler un blocage de l'essieu arrière, avant de sortir de sa monoplace en inspectant sa main gauche, visiblement endolorie par l'impact.
Résultat : 20e sur la grille, sans le moindre temps chronométré. Un désastre pour un pilote qui avait déjà endommagé le plancher de sa RB22 lors des EL2. Red Bull, qui semblait encore chercher ses repères avec le nouveau règlement, commence la saison de la pire des manières.
Ferrari : les Rouges en retrait malgré les espoirs
Après avoir dominé les premiers essais libres à Melbourne, Ferrari espérait davantage pour ses premières qualifications 2026. <cite index="9-1,9-3">Charles Leclerc, seulement 4e, a semblé légèrement déçu, évoquant une qualification "impressionnante" de Hadjar et admettant : "On aurait dû avoir la troisième place, et on pensait être un peu plus proche de Mercedes"</cite>.
Le Monégasque, <cite index="7-14,17-7">qui avait pourtant dominé les EL1 en 1'20"267 avec un doublé Ferrari aux côtés d'Hamilton</cite>, s'est retrouvé à plus de 8 dixièmes de la pole de Russell. <cite index="15-5">Son coéquipier Lewis Hamilton termine 7e, derrière les deux McLaren d'Oscar Piastri (5e) et Lando Norris (6e)</cite>.
Pour l'écurie de Maranello, qui avait montré des signes encourageants avec la SF-26 pendant les essais libres, cette qualification confirme que Mercedes a pris une longueur d'avance considérable dans cette nouvelle ère réglementaire.
Carlos Sainz et Williams : une journée à oublier
Carlos Sainz n'a tout simplement pas pu prendre la piste en qualifications. Un problème d'ERS a cloué sa Williams FW48 au garage, privant l'Espagnol de toute chance de briller pour sa première course avec sa nouvelle écurie. Résultat : 21e sur la grille, dernière ligne avec Lance Stroll.
Son coéquipier Alex Albon n'a guère fait mieux. <cite index="16-20,16-22">Le pilote anglo-thaïlandais, qui avait déjà connu une panne en EL3, a terminé 15e après une Q2 ratée où il s'est manqué au premier virage</cite>. Albon a confié que Williams avait passé le week-end à « éteindre des incendies » à Melbourne. La saison commence dans la douleur pour l'écurie de Grove.
Aston Martin : la crise continue
La situation d'Aston Martin est peut-être la plus préoccupante de toutes. <cite index="14-5">Fernando Alonso, 17e, est le premier des pilotes ayant posté un temps à être éliminé en Q1, à plus de trois secondes et demie de Russell</cite>. Les problèmes de batteries Honda continuent de paralyser l'écurie, dont les vibrations extrêmes de l'AMR26 rendent le pilotage quasi impossible.
Lance Stroll, lui, n'a même pas pris la piste en qualifications. 22e et bon dernier, le Canadien complète un week-end cauchemardesque pour une écurie qui prévoyait déjà d'abandonner après quelques tours en course. Adrian Newey, recruté à prix d'or, doit observer cette débâcle avec consternation.
Cadillac : des débuts très difficiles en F1
<cite index="14-5">Pour leur toute première qualification en Formule 1, les Cadillac de Sergio Pérez (18e) et Valtteri Bottas (19e) n'ont pu faire que de la figuration, tous deux éliminés en Q1 sans jamais être dans le coup</cite>. Bottas, de retour en F1 après une année sabbatique, a signé le pire temps parmi les pilotes ayant bouclé un tour.
C'est une entrée en matière humble pour la 11e écurie de la grille, même si personne ne s'attendait à des miracles pour cette première sortie. Le chemin sera long pour la marque américaine.
Haas et Alpine : éliminés en Q2, un goût d'inachevé
Du côté des écuries de milieu de grille, Haas et Alpine espéraient mieux. <cite index="14-5">Chez Haas, Oliver Bearman (12e) et Esteban Ocon (13e) ont été éliminés en Q2</cite> sans pouvoir accéder à la dernière phase de qualifications. Ocon, dont la saison 2025 avait déjà laissé Komatsu sur sa faim, déclarait après la séance qu'il était « déçu, car on avait plus en main ».
<cite index="14-5,15-6">Chez Alpine, Pierre Gasly (14e) et Franco Colapinto (16e) n'ont pas non plus franchi le cap de la Q2</cite>. Gasly, qui avait pourtant promis de « tout donner, chaque tour », n'a pas réussi à améliorer en fin de séance. Le Français avait pourtant prévenu que personne ne serait totalement prêt à Melbourne.
Bortoleto et Audi : la frustration d'une panne en Q3
<cite index="11-1,11-24,15-12">Gabriel Bortoleto mérite une mention spéciale dans cette liste. Le Brésilien d'Audi avait réalisé un exploit en se qualifiant pour la Q3, mais sa voiture s'est immobilisée dans l'entrée des stands à la fin de la Q2, victime d'un problème technique</cite>. Classé 10e sans pouvoir tenter le moindre tour en Q3, il peut nourrir des regrets. Son coéquipier Nico Hülkenberg, éliminé en Q2 à la 11e place, est toutefois resté positif, se déclarant « excité » pour la course.
Un premier samedi qui redistribue les cartes
Ces premières qualifications de l'ère 2026 ont confirmé une chose : le nouveau règlement technique a profondément bouleversé la hiérarchie. Mercedes domine de façon écrasante, pendant que des noms illustres comme Verstappen, Ferrari ou Sainz se retrouvent relégués au fond de la grille ou loin de leurs objectifs.
La course de dimanche, sur 58 tours, pourrait toutefois offrir des opportunités de remontée spectaculaires, surtout avec les nouvelles contraintes de gestion d'énergie. Verstappen, jamais aussi dangereux que dos au mur, pourrait bien animer le peloton depuis la 20e place.






