Le vendredi des essais libres du Grand Prix du Japon 2026, disputé sur le circuit mythique de Suzuka, a réservé son lot de surprises – et non des moindres pour Max Verstappen et Red Bull. Alors que l’écurie autrichienne escomptait relancer sa saison grâce à un ensemble de mises à jour techniques significatives, la réalité des chronomètres s’est révélée impitoyable : le quadruple champion du monde pointe à une seconde et demie du meilleur temps, devancé par des concurrents qu’il surclassait encore il y a quelques mois à peine.
McLaren renaît de ses cendres à Suzuka
La grande révélation de cette journée est sans conteste venue de McLaren. Oscar Piastri, qui n’a toujours pas bouclé le moindre tour en course cette saison après deux abandons prématurés – les défaillances électriques en Chine ayant cloué les deux MCL42 au garage –, a réalisé le meilleur temps de la deuxième séance d’essais libres (FP2) en 1 min 30 s 133. Il a devancé Kimi Antonelli (Mercedes, + 0,092 s) et George Russell (Mercedes, + 0,205 s).
Ce qui rend cette performance d’autant plus remarquable, c’est que McLaren n’a introduit aucune mise à jour aérodynamique à Suzuka, contrairement à Red Bull et Ferrari. L’écurie de Woking semble avoir découvert une fenêtre de réglages idéale sur ce tracé exigeant, où la confiance dans les virages rapides fait toute la différence.
Lando Norris, quant à lui, a également brillé malgré un début de séance compromis par une fuite hydraulique l’ayant immobilisé au garage pendant les vingt-trois premières minutes. De retour en piste, il a néanmoins décroché la quatrième place, à seulement 0,516 seconde de son coéquipier. « Dans l’ensemble, ce fut une bonne journée pour nous. Nous avons eu le sentiment de progresser, en particulier lors de la deuxième séance, ce qui est encourageant », a déclaré Piastri à l’issue des essais.
Red Bull : des évolutions insuffisantes face à la crise
Le contraste avec Red Bull est saisissant. L’équipe de Milton Keynes avait pourtant fait le déplacement à Suzuka avec un arsenal technique conséquent : un nouveau capot moteur adapté à une entrée d’air latérale redessinée, des modifications du plancher et des ajustements du carénage des roues arrière. Paul Monaghan, l’ingénieur en chef de Red Bull, a reconnu que ces évolutions fonctionnaient en théorie, mais que d’autres problèmes persistaient : « D’un point de vue géométrique, les modifications apportées sont assez importantes. Je tiens à remercier toute l’équipe de l’usine pour les avoir livrées dans les temps – ce fut un effort titanesque. Elles remplissent leur office, mais nous devons désormais nous attaquer aux autres aspects de la voiture. »






