Le Grand Prix de Monaco 2026 restera gravé dans les annales comme l’une des courses les plus tumultueuses de la saison. Si Kimi Antonelli a une nouvelle fois dominé la concurrence pour s’adjuger une cinquième victoire consécutive, l’épreuve monégasque a également offert de belles satisfactions aux couleurs tricolores. Isack Hadjar s’est illustré par un podium de prestige, Pierre Gasly a confirmé son statut de pilier au sein d’Alpine, et Esteban Ocon a su tirer son épingle du jeu en marquant des points précieux pour Haas. Retour sur une journée mémorable pour la Formule 1 française.
Hadjar sur le podium : une consécration dans un week-end tourmenté
Isack Hadjar a vécu un week-end monégasque particulièrement éprouvant avant de s’offrir une troisième place des plus méritées. Dès la première séance d’essais libres, le pilote franco-algérien de Red Bull a perdu le contrôle de sa RB22 à la sortie de la chicane de la Piscine, percutant les barrières et provoquant le premier drapeau rouge du week-end. Un début de week-end difficile, mais Hadjar a su faire preuve de résilience.
En qualifications, il a réussi à se hisser en Q3, s’emparant de la cinquième place sur la grille, une performance remarquable au regard des circonstances. Avant Monaco, Hadjar avait lui-même annoncé que le meilleur était à venir : « Nous avons identifié les raisons des performances contrastées de la voiture ce week-end. Nous savons pourquoi. Et nous savons aussi qu’à Monaco, nous aurons les moyens de nous battre en tête. » Une promesse qu’il a tenue avec brio.
En course, le Français a su tirer parti du chaos ambiant, marqué par les abandons précoces de Max Verstappen et de Lando Norris, ainsi que par les accrochages entre Lance Stroll et Charles Leclerc dans les derniers tours, pour s’installer sur la troisième marche du podium. Une enquête post-course a bien été ouverte concernant une éventuelle infraction au drapeau rouge, mais elle n’a finalement pas remis en cause son résultat.
Ce podium prend une dimension particulière dans une saison 2026 jusqu’alors semée d’embûches pour Hadjar. Entre la casse moteur à Melbourne, une collision lors du sprint à Shanghai, une monoplace « inconduisible » à Suzuka et une exclusion en qualifications à Miami, le pilote de Red Bull a traversé une série de déconvenues. Cette troisième place à Monaco lui offre enfin une récompense à la hauteur de son talent.
Laurent Mekies, directeur de Red Bull, avait d’ailleurs tenu à relativiser les difficultés rencontrées par son protégé : « Nous avons connu un week-end compliqué. Cette situation n’a pas joué en notre faveur. Nous ne l’avons pas aidé en le reléguant en fond de grille. Non, je ne suis pas inquiet. » Une marque de confiance qui prend tout son sens à la lumière de ce podium.






