Hadjar : une Q3 gâchée par ses propres erreurs malgré une RB22 performante
Isack Hadjar disposait de tous les atouts pour briller samedi lors des qualifications du Grand Prix du Canada 2026. Le jeune pilote français de Red Bull a en effet réalisé une excellente Q2, terminant en tête de la session avec une avance de 0,066 seconde sur Lewis Hamilton et de 0,07 seconde sur Lando Norris. La monoplace était au rendez-vous, tout comme le rythme. Puis vint la Q3.
Résultat : une huitième place sur la grille de départ, à 0,357 seconde du poleman George Russell. Une position décevante au regard du potentiel affiché, et qu’Hadjar assume pleinement comme étant de sa responsabilité.
« J’ai compliqué les choses par mes erreurs. Je ne suis pas satisfait de ma gestion de la Q3. C’est regrettable, car notre voiture fonctionnait parfaitement. Ces erreurs sont entièrement les miennes : j’ai trop forcé, et je n’ai pas réussi à enchaîner un tour propre. » — Isack Hadjar
Une tendance qui persiste depuis Miami
Ce n’est pas la première fois qu’Hadjar peine à concrétiser en Q3. Le pilote franco-algérien le reconnaît lui-même : depuis Miami, il éprouve des difficultés à maintenir son niveau lors des ultimes minutes décisives des qualifications.
« Depuis Miami, en Q3, je ne parviens pas à performer. Je commets des erreurs et manque d’agressivité dans les derniers tours. Le chrono s’envole, et c’est d’autant plus frustrant que nous disposons d’une voiture compétitive et que je devrais figurer parmi les meilleurs. » — Isack Hadjar
Pourtant, l’écart avec Max Verstappen en Q3 à Montréal n’était que de 0,028 seconde — le plus faible enregistré depuis le Grand Prix du Japon. Un signe que le potentiel est bien présent, mais que la maîtrise des moments clés reste à parfaire pour ce rookie en première saison chez Red Bull.
Miami : un week-end à oublier
Le Grand Prix de Miami avait tourné au cauchemar pour Hadjar. Disqualifié des qualifications pour une infraction technique mineure — un segment du plancher dépassant de 2 mm du volume autorisé —, il avait dû s’élancer depuis la voie des stands. Le sort s’était ensuite acharné : un accrochage dès le quatrième tour dans la chicane des virages 14-15, alors qu’il décrivait pourtant une sensation de maîtrise en piste.
Au-delà de l’accident, c’est l’ensemble du week-end qui s’était révélé difficile, avec un écart de près de 0,8 seconde au tour par rapport à Verstappen — une différence bien plus marquée qu’à l’accoutumée. Red Bull avait justement introduit à Miami un ensemble de mises à jour majeures (sol, couvre-moteur, entrées de sidepods, les deux ailes, ainsi qu’une version de l’aile arrière rotative dite « Macarena »), qui avait propulsé Verstappen en première ligne tout en ne semblant pas offrir les mêmes gains à Hadjar dans ces conditions.






