Monaco 2026 : la pire frayeur de Verstappen en course
Certains instants marquent à jamais, même les champions les plus aguerris. Le 7 juin 2026, au départ du Grand Prix de Monaco, Max Verstappen a vécu l’une des situations les plus terrifiantes de sa carrière. Sa Red Bull RB22 s’est immobilisée sur la grille alors que vingt-et-une monoplaces fonçaient vers lui à pleine vitesse. Une scène cauchemardesque dont le quadruple champion du monde conserve un souvenir saisissant.
Celui qui avait brillé en qualification — s’emparant de la deuxième place sur la grille pour seulement 43 millièmes derrière Kimi Antonelli — allait voir son week-end basculer en cauchemar avant même le premier virage.
La panne, un cauchemar technique
Dès le tour de formation, Verstappen avait pressenti que quelque chose n’allait pas. Les signaux d’alerte s’accumulaient, sans pour autant laisser présager l’ampleur de la défaillance. Au moment de l’extinction des feux, l’irréparable s’est produit.
« Lors du tour de formation, j’ai déjà senti que ce n’était pas tout à fait normal, mais ensuite, au pré-départ, c’était complètement… Normalement, on trouve son régime cible, mais là, rien ne fonctionnait. Le moteur montait et descendait de manière erratique. Et dès que j’ai relâché l’embrayage, tout s’est arrêté. Le moteur a calé », a relaté le pilote néerlandais à l’issue de la course.
La radio de l’équipe a capté sa frustration à vif : « Sympa… C’est complètement mort, mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ! » Son ingénieur de course, Gianpiero Lambiase, est resté imperturbable : « Ramène-la simplement au stand, s’il te plaît, Max. »
« Je suppliais pour que tout le monde m’évite »
Mais avant de songer à ramener la voiture, il lui a fallu survivre à l’instant de panique. Privé d’électricité, Verstappen se retrouvait sans aucune assistance. Tandis que le reste du peloton s’élançait, sa Red Bull demeurait figée, telle une cible immobile sur la ligne de départ du circuit le plus étroit du calendrier.
« Je n’avais plus de puissance, n’est-ce pas ? Alors, je dirigeais la voiture vers la gauche en comptant uniquement sur le frottement des pneus à cette vitesse. Je suppliais intérieurement pour que tout le monde parte à droite. Heureusement, tous les pilotes ont réagi avec une précision remarquable », a-t-il confié, d’un calme apparent qui ne parvient guère à masquer l’intensité du moment vécu.
Cette phrase — « je suppliais » — résume tout. Un champion habituellement maître de son destin, réduit à espérer que les autres le voient à temps pour l’éviter. À Monaco, où les rails ne sont qu’à quelques centimètres des monoplaces et où les réflexes doivent être instantanés, la moindre hésitation aurait pu déclencher un carambolage aux conséquences dramatiques en tout début de course.






