Montoya prédit le chaos pour Red Bull : « Dominer ou s'effondrer »

Paddock|
Max Verstappen au volant de sa Red Bull avec Juan Pablo Montoya en médaillon - F1 2026

Juan Pablo Montoya estime que Red Bull pourrait soit surprendre en dominant, soit s'effondrer en 2026. L'ancien pilote prédit un scénario chaotique à Melbourne.

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Denis D

Denis D est un passionné de Formule 1 et un bloggeur amateur spécialisé en technique automobile.

Un scénario à deux visages pour Red Bull en 2026

L'ancien pilote de Formule 1 Juan Pablo Montoya a livré une analyse sans concession sur les perspectives de Red Bull pour la saison 2026. Invité du podcast AS Colombia, le Colombien a dressé deux scénarios radicalement opposés pour l'écurie de Milton Keynes, oscillant entre une potentielle domination et un effondrement total.

Après les essais hivernaux de Bahreïn, où les rivaux ont semblé impressionnés par le déploiement de puissance de Red Bull en ligne droite, Montoya tempère néanmoins l'enthousiasme : « La théorie de Red Bull était probablement : juste laisser la voiture rouler et ne pas se soucier des autres. Et puis la première course arrive et Red Bull est quinzième sur la grille… Ou ils nous surprennent et sont en pole, tu vois ? »

Montoya prédit le « drame » en Australie

Le septuple vainqueur de Grands Prix trouve difficile de déterminer quelle équipe arrive à Melbourne avec le plus d'atouts. Pour l'heure, les observateurs pointent Mercedes et Ferrari comme les équipes ayant pris l'avantage sur Red Bull et McLaren.

Montoya s'interroge notamment sur la fiabilité des données récoltées lors des exercices de départ en essais : « Les gens démarrent et ne veulent pas avoir de problèmes dans le premier virage. Donc dans quelle mesure ces départs étaient-ils réels, et dans quel mode d'énergie chacun démarrait-il ? »

Le Colombien prédit donc un scénario chaotique pour la première course de l'année : « Je pense qu'il va y avoir du drame en Australie. Tout le monde pense que Mercedes est la plus rapide. Ferrari est placée deuxième, McLaren troisième, Red Bull environ quatrième. Alpine est même classée cinquième selon ce que j'ai vu ! »

Red Bull Ford : des doutes sur l'électronique

Au-delà de la performance pure, Montoya avait précédemment révélé détenir des « informations internes » sur le nouveau groupe motopropulseur Red Bull Ford. Selon lui, si la fiabilité et la puissance du moteur semblent au rendez-vous, ce sont les systèmes électroniques qui posent davantage de soucis. L'intégration de tous les composants reste le plus grand défi pour un constructeur qui en est à ses premiers pas en tant que motoriste à part entière.

Cette inquiétude fait écho aux propos de Max Verstappen lui-même, qui a admis que Red Bull n'était « pas encore en mesure de se battre pour la victoire » en 2026. Le quadruple champion du monde, jamais avare de critiques envers la nouvelle réglementation qu'il qualifie de « Formule E sous stéroïdes », reste toutefois un facteur X redoutable.

Verstappen, l'atout maître malgré tout

Si Red Bull devait effectivement se retrouver en difficulté, l'écurie pourrait toujours compter sur le talent brut de son pilote star. Comme le soulignent de nombreux observateurs, Verstappen a prouvé en 2025 qu'il pouvait lancer un défi crédible pour le titre même avec une voiture loin d'être la meilleure du plateau. L'arrivée d'Isack Hadjar comme nouveau coéquipier apporte également une dynamique nouvelle, le jeune Français ayant impressionné lors de ses débuts chez Racing Bulls.

Sous la direction de Laurent Mekies, qui a insufflé une nouvelle philosophie à l'écurie depuis le départ de Christian Horner, Red Bull semble avoir retrouvé une certaine stabilité en coulisses. Reste à savoir si cela se traduira par des résultats sur la piste.

La hiérarchie 2026 reste un mystère

La grande inconnue de cette saison 2026 réside dans la variété des solutions techniques adoptées par chaque écurie. Avec des règlements entièrement nouveaux, des moteurs révolutionnaires et des concepts aérodynamiques radicalement différents, la hiérarchie pourrait être bouleversée d'un circuit à l'autre.

Le GP d'Australie à Melbourne fournira un premier élément de réponse capital. Mercedes y débarque en favori selon la majorité des experts, suivi de Ferrari, tandis que McLaren et Red Bull semblent au coude-à-coude pour la troisième place. Mais comme Montoya le rappelle avec son sens de la formule : tout peut basculer dès les premiers mètres de la première course.