Sept mois à la tête de Red Bull : Mekies trouve ses marques
Nommé PDG et Team Principal de Red Bull Racing en juillet 2025 après le licenciement de Christian Horner, Laurent Mekies s'est confié en exclusivité à Autosport lors des essais de pré-saison 2026 à Bahreïn. Le Français de 48 ans a livré une vision claire de sa philosophie : ne rien bouleverser, mais préserver ce qui fait la force de l'écurie de Milton Keynes.
« Au cours de ces premiers jours, je ne cessais de me dire : prends ton temps avant de te faire une opinion », a-t-il confié. « Je savais qu'après quelques mois, le tableau deviendrait plus clair, et c'est exactement ce qui s'est passé. »
Sa conclusion est limpide : « Mon travail n'est certainement pas de changer les fondations de l'équipe, mais de protéger son ADN compétitif : ici, tout est fait pour rendre la voiture plus rapide. Le reste importe peu. »
L'anti-Horner ? Une approche fondée sur l'ingénierie
L'arrivée de Mekies a marqué un changement de style notable par rapport à l'ère Horner. Là où son prédécesseur était une figure médiatique et politique omniprésente, le Français adopte un profil plus discret, centré sur la technique. Son parcours — passé par Minardi, Toro Rosso, la FIA puis Ferrari — lui confère une crédibilité d'ingénieur que peu de team principals possèdent.
Son approche axée sur l'ingénierie a encouragé Red Bull à remettre en question des hypothèses bien ancrées, en valorisant davantage les retours de Max Verstappen plutôt que de s'appuyer exclusivement sur les données chiffrées. Un changement subtil mais significatif.
« On travaille dur, on s'amuse beaucoup aussi, c'est l'esprit Red Bull. Cette équipe incarne la course à l'état pur », explique-t-il, résumant sa volonté de recentrer l'écurie sur la performance en piste.






