« Je n’ai pas de mots » : Verstappen face au naufrage de la RB22
Max Verstappen est resté sans voix après le sprint du Grand Prix de Chine 2026. Ou plutôt, il en a trouvé si peu. « Franchement, je n’ai pas beaucoup de mots pour l’instant », a confié le quadruple champion du monde au micro de Sky Sports, qualifiant lui-même cette journée de « désastre total ».
Le sprint de Shanghai, disputé ce samedi 14 mars, a mis en exergue avec une brutalité inouïe les lacunes profondes de la Red Bull RB22. Sixième à l’arrivée, Verstappen a sauvé l’honneur grâce à son talent incontestable, mais le bilan technique s’avère alarmant pour l’écurie de Milton Keynes.
Ce résultat s’inscrit dans la continuité d’un week-end sprint particulièrement éprouvant pour Red Bull à Shanghai, où la hiérarchie des forces en présence s’est révélée encore plus marquée qu’au Grand Prix d’ouverture à Melbourne.
Une monoplace ingérable dans tous les domaines
Le verdict de Verstappen est sans appel : « Aucun grip. Aucune adhérence, aucun équilibre. Nous perdons un temps considérable dans les virages, pour être honnête. Et cela engendre, bien sûr, d’autres problèmes annexes. Mais notre principal souci réside dans notre incapacité totale à négocier correctement les courbes. »
Les données télémétriques confirment ce constat accablant. Dans la section rapide des virages 7 et 8, la perte de vitesse de la RB22 est telle – environ 40 km/h – que la monoplace de Verstappen donne presque l’impression de tomber en panne. La mise en appui dans l’enchaînement des virages 11 et 12 s’avère tout aussi laborieuse, la voiture ne répondant tout simplement pas aux sollicitations du pilote.
Sur la radio, Verstappen s’est montré encore plus direct : « Cette voiture est tout bonnement impossible à piloter. Nous n’avons jamais connu une situation aussi désastreuse, avec autant de problèmes simultanés. » Un constat glaçant pour une écurie qui dominait encore la Formule 1 il y a quelques mois à peine.
Des qualifications sprint déjà révélatrices
La journée de vendredi avait pourtant donné le ton. Lors des qualifications sprint, Verstappen s’est retrouvé relégué à 1,7 seconde du temps de référence établi par George Russell, tandis que son coéquipier Isack Hadjar accusait un retard de 2,2 secondes. En SQ2, les deux pilotes Red Bull ont frôlé l’élimination prématurée, ne passant qu’à un dixième de seconde de la disqualification pour la phase finale.
Comme l’a souligné Hadjar lui-même après la séance : « Je ne suis pas surpris par cet écart après la FP1. Nous accusons deux secondes de retard, ce qui est colossal comparé à la semaine dernière. » Un écart qui place Red Bull loin derrière une .






