Hadjar analyse l’écart : « Il nous manque environ deux secondes »
Le week-end chinois s’ouvre sous de sombres auspices pour Isack Hadjar. Classé dixième des qualifications sprint (SQ3) sur le circuit de Shanghai, le jeune pilote de la Red Bull Racing a confié à Laurent Dupin, sur Canal+, toute l’étendue de sa frustration face au comportement de sa monoplace. Un retard de plus de deux secondes sur les Mercedes, dominatrices, un écart qui en dit long sur les difficultés rencontrées.
« Après la première séance d’essais libres, je ne suis guère surpris par cet écart. Il nous manque environ deux secondes – un fossé abyssal si l’on se réfère à la semaine dernière », a-t-il déclaré avec une franchise désarmante. Une lucidité qui tranche avec l’amertume perceptible dans sa voix.
Cette contre-performance s’inscrit dans un contexte déjà délicat pour Red Bull, après un début de saison 2026 émaillé d’embûches. La semaine précédente, à Melbourne, Hadjar avait déjà subi les aléas d’une monoplace capricieuse, notamment une crise technique liée à la gestion de la batterie.
Un pilote satisfait de sa prestation malgré les limites de la voiture
En dépit de ce bilan sportif mitigé, Hadjar refuse de baisser les bras concernant sa propre performance. Il estime avoir tiré le meilleur parti de sa RB21 dans les conditions données. « Pour le reste, je suis satisfait du travail accompli sur mes tours. Je ne pense pas pouvoir faire mieux, mais comme je l’ai dit, je suis content de ma SQ3. »
Cette approche, mêlant autocritique et positivité, est caractéristique d’un pilote en pleine maturation. Hadjar semble avoir parfaitement intégré la distinction entre ce qui relève de son pilotage et ce qui dépend de l’ingénierie. Une maturité remarquable pour un rookie dont on suit l’évolution depuis ses débuts prometteurs en 2026.
Pendant ce temps, de l’autre côté du garage, les difficultés sont similaires. Max Verstappen lui-même avait exprimé des exigences fermes envers son équipe, conscient que Red Bull peine à trouver son rythme face à des Mercedes qui semblent intouchables à Shanghai.
La piste technique : briser le parc fermé comme ultime recours ?
Face à ce déficit de performance, Hadjar n’a pas tergiversé. Il a clairement identifié une piste de travail pour tenter d’inverser la tendance avant les qualifications du Grand Prix : « La voiture ne va pas ; il faudra modifier certains paramètres. Casser le parc fermé pourrait être une solution après le sprint. Entre aujourd’hui et demain, lors des qualifications du Grand Prix, la voiture sera différente. »






