Un week-end sous haute tension pour Max Verstappen
Les 18 et 19 avril 2026, la Nordschleife accueillait les séances qualificatives des 24 Heures du Nürburgring, prévues du 14 au 17 mai. Pour Max Verstappen, ce week-end représentait bien plus qu’un simple exercice préparatoire : une occasion de parfaire sa maîtrise de l’« Enfer Vert » dans des conditions nocturnes, inédites pour lui. Pourtant, la réalité du Green Hell allait se révéler bien plus impitoyable qu’escompté.
Le quadruple champion du monde de Formule 1, dont la participation avait été rendue possible par l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, avait pourtant élaboré une stratégie de préparation rigoureuse. Associé à Lucas Auer, neveu de l’ancien pilote de F1 Gerhard Berger, il prenait le volant de la Mercedes-AMG GT3 n°3 aux couleurs de Red Bull, engagée par l’écurie Winward Racing.
Des qualifications compliquées et une pénalité sur la grille
Dès les qualifications de la première course, les premiers signes d’alerte se sont manifestés. Dans des conditions météorologiques changeantes, caractéristiques de l’Enfer Vert, une vague de pilotes a amélioré ses chronos en fin de séance. La Mercedes de Verstappen et Auer n’a pu faire mieux que la 32ᵉ place lors de cette session qualificative, un résultat en deçà des attentes pour une équipe de ce niveau.
La situation s’est encore aggravée avant même le départ de la course. Après enquête, les commissaires ont sanctionné l’équipage d’une pénalité de trois places sur la grille pour un incident survenu lors des qualifications. Lucas Auer avait percuté la Porsche Cayman n°941 de Team Adrenalin dans le secteur de Hohe Acht lors d’une tentative de dépassement. L’Autrichien avait abordé l’intérieur d’un virage à droite, mais le pilote de la Cayman, selon le rapport des commissaires, « a maintenu sa trajectoire sans remarquer le véhicule plus rapide n°03 qui approchait ». Le contact a provoqué un tête-à-queue de la Porsche. Résultat : la Mercedes de Verstappen Racing s’élançait depuis la neuvième place.
Un palmarès déjà jalonné d’embûches
Ce week-end difficile s’inscrit dans une série de revers sur la Nordschleife pour le Néerlandais. En mars dernier, lors de la NLS2, Verstappen avait remporté une victoire dominatrice — creusant un écart de dix secondes sur ses poursuivants dès les premiers tours. Mais la joie fut de courte durée : la commission technique avait découvert que l’équipe avait utilisé sept trains de pneus au lieu des six autorisés par le règlement. La voiture victorieuse avait été exclue.






