Max Verstappen n’est pas seulement quadruple champion du monde de Formule 1. C’est aussi un pilote animé par une soif de liberté, avide de se mesurer aux plus grands défis du sport automobile, bien au-delà des seuls Grands Prix. Pourtant, cette ambition se heurte à une réalité contractuelle incontournable : Red Bull a investi des dizaines de millions de dollars dans son pilote et entend, logiquement, le protéger en conséquence.
La passion de Verstappen pour l’endurance, source de tensions avec Red Bull
Depuis l’année dernière, Max Verstappen participe régulièrement à la Nürburgring Langstrecken-Serie (NLS). En 2025, il avait déjà remporté une victoire au volant d’une Ferrari 296 engagée par Emil Frey Racing. En 2026, il est passé à la vitesse supérieure en pilotant une Mercedes-AMG GT3 Evo, prenant part aux 24 Heures du Nürburgring, programmées les 16 et 17 mai.
Une telle aventure, inhabituelle pour un pilote de son envergure, suscite autant d’enthousiasme que d’inquiétudes au sein du paddock de Formule 1. Et pour cause : Verstappen a lui-même reconnu qu’une clause intitulée « pas de sports dangereux » figure dans son contrat avec Red Bull, valable jusqu’en 2028.
Son salaire de base pour la saison 2026 est estimé à 70 millions de dollars. Autant dire que Red Bull surveille de très près les escapades extra-F1 de son champion.
Une épreuve périlleuse par nature
Le Nürburgring n’est pas un circuit comme les autres. L’association de la Nordschleife et du tracé moderne du Grand Prix forme une boucle d’environ 25 kilomètres, l’une des plus longues du sport automobile. Plus de 150 virages, des dénivelés spectaculaires, des sections étroites où la marge d’erreur est quasi inexistante… et des conditions météorologiques changeantes à chaque tour.
Au danger inhérent à ce tracé s’ajoute la cohabitation entre des voitures GT3 de haute performance, comme celle pilotée par Verstappen, et des véhicules bien plus lents, parfois proches de la série. Ces écarts de vitesse créent des situations de trafic permanentes, potentiellement très dangereuses.
Ce risque n’est malheureusement pas théorique. Lors des qualifications préliminaires d’avril 2026, un accident impliquant sept voitures a coûté la vie au pilote finlandais Juha Miettinen, âgé de 66 ans. Une fuite d’huile à l’approche du virage de Klosterthal a provoqué un carambolage. Sa voiture a glissé latéralement avant de percuter l’arrière d’une BMW 330i immobilisée à 90 degrés, côté conducteur en premier. Un choc en T-bone, fatal, qui rappelle les accidents mortels d’Anthoine Hubert et de Dilano van’t Hoff.






