Red Bull poursuit sur sa lancée : cap sur Montréal avec de nouvelles évolutions
Après le tournant technique majeur amorcé lors du Grand Prix de Miami, Red Bull Racing ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’écurie autrichienne débarque sur le Circuit Gilles Villeneuve avec « quelques évolutions mineures » supplémentaires, dans l’optique de confirmer la progression entamée en Floride. La RB22 avait retrouvé des couleurs à Miami, et l’heure est désormais à la consolidation avant une offensive technique plus ambitieuse, prévue pour les épreuves européennes.
Pierre Waché, directeur technique de Red Bull, a résumé la philosophie du moment en ces termes : « Le Canada constituera un nouveau test probant pour ce package, accompagné de quelques évolutions mineures ce week-end. C’est très encourageant pour l’équipe de constater que le travail accompli en coulisses se traduit désormais sur la piste, et nous envisageons de poursuivre le développement de la monoplace à l’approche des courses européennes. » Un message sans équivoque : l’équipe mise sur la continuité à Montréal, réservant ses grandes innovations pour plus tard.
Le tournant de Miami : sept modifications fondamentales
Pour saisir pleinement les enjeux du Grand Prix du Canada 2026, il est essentiel de revenir sur la révolution discrète opérée à Miami. Le package déployé sur la RB22 comprenait pas moins de sept modifications majeures : une nouvelle aile arrière rotative, surnommée « Macarena », des pontons entièrement redessinés, une aile avant retravaillée, des entrées de coin révisées, un plancher mis à jour, une carrosserie moteur repensée, et surtout, une réduction de poids significative. En début de saison, la RB22 accusait en effet un surpoids d’environ 12 kg – un handicap que l’équipe a commencé à résorber de moitié grâce à ces évolutions.
L’aile « Macarena » de Red Bull a particulièrement retenu l’attention. Contrairement à la version Ferrari, qui effectue un mouvement spectaculaire d’avant en arrière, celle de Red Bull pivote vers le haut et l’arrière depuis sa partie postérieure – un mouvement plus discret, mais créant visuellement une ouverture plus large pour optimiser l’aérodynamique active. Selon Laurent Mekies, directeur de l’équipe Red Bull, « le fait de nous voir à six dixièmes de la pole le vendredi et à moins de deux dixièmes le samedi constitue une indication majeure de l’ampleur de nos progrès. » L’équipe estime que ces améliorations ont permis de gagner 0,6 seconde au tour en une seule course.
Le facteur caché : le système de direction
Derrière ces évolutions aérodynamiques se dissimulait un problème plus profond. Max Verstappen a lui-même révélé que « la majeure partie de l’amélioration résidait dans le système de direction, où quelque chose clochait manifestement auparavant » – un dysfonctionnement qu’il avait signalé dès les essais de pré-saison à Barcelone. Red Bull a finalement remplacé l’intégralité du boîtier de direction ainsi que tous les composants associés, afin d’éliminer toute cause potentielle.






