Hamilton chez Ferrari : d’un cauchemar à une renaissance
La saison 2025 de Lewis Hamilton restera comme la plus sombre de sa carrière en Formule 1. Aucun podium en Grand Prix, une sixième place au championnat du monde et un retard moyen de 2,5 dixièmes sur Charles Leclerc en qualifications : un bilan amer pour le septuple champion, qui avait tout misé sur son rêve de rejoindre la Scuderia Ferrari.
Pourtant, 2026 sonne comme une revanche. Dès les premières courses de la saison, Hamilton arbore un visage radicalement transformé : déterminé, serein et, surtout, compétitif. « Je me sens clairement de retour à mon meilleur niveau, tant mentalement que physiquement », a-t-il déclaré après le Grand Prix de Chine. Des paroles qui ne relèvent pas du simple discours, mais s’appuient sur des résultats tangibles.
Un premier podium historique après vingt-quatre tentatives
C’est à Shanghai, lors du troisième Grand Prix de la saison, que Lewis Hamilton a décroché son premier podium sous les couleurs de Ferrari. Une troisième place arrachée dans un duel acharné, mettant fin à une disette de seize mois dans sa carrière. Vingt-quatre tentatives infructueuses avant que la délivrance n’advienne enfin, sur le circuit international de Shanghai.
L’émotion était palpable après l’arrivée. « J’avais commencé ce voyage avec le rêve de rejoindre Ferrari et de monter sur la plus haute marche avec eux. Ce podium a mis plus de temps que je ne l’espérais », a-t-il confié. Le retour au garage fut tout aussi marquant : « Voir à quel point ils étaient heureux et reconnaissants d’avoir vécu cela ensemble m’a profondément touché. »
Le duel entre Hamilton et son coéquipier Charles Leclerc lors de cette course fut un spectacle à part entière. Les deux pilotes se sont livré une bataille intense, échangeant leurs positions à une dizaine de reprises dans un combat irréprochable. « C’était comme du karting, des allers-retours incessants. Il y avait parfois un cheveu entre nos voitures, mais nous n’avons pas échangé la moindre trace de peinture », a raconté Hamilton. Fred Vasseur, quant à lui, a dû surveiller son rythme cardiaque depuis les tribunes, tout en s’abstenant d’imposer la moindre consigne d’équipe.
Des changements structurels au cœur de la métamorphose
Derrière ce renouveau sportif se cache une refonte profonde de l’entourage de Lewis Hamilton. L’hiver 2025-2026 a été marqué par des bouleversements organisationnels significatifs, tant au sein de l’écurie que dans le cercle personnel du pilote.
Côté Ferrari, l’ingénieur de course Riccardo Adami, qui accompagnait Hamilton depuis son arrivée à Maranello, a été promu à un poste senior au sein de la Ferrari Driver Academy. Carlo Santi – un ingénieur chevronné de la Scuderia, ayant notamment collaboré avec Kimi Räikkönen – l’a remplacé dans un premier temps à titre intérimaire, avant qu’un successeur permanent ne soit désigné. Hamilton a reconnu que ces changements successifs d’ingénieurs pouvaient s’avérer « préjudiciables », mais a choisi d’en tirer le meilleur parti.






