Pirelli surpris par la performance de ses pneus durs en Chine
Le Grand Prix de Chine 2026 restera gravé dans les annales pour plusieurs raisons : la première victoire d'Andrea Kimi Antonelli, le premier podium de Lewis Hamilton sous les couleurs de Ferrari, ou encore le retour du drapeau italien au sommet de la Formule 1 après exactement vingt ans d'absence. Pourtant, au-delà des exploits humains, ce dimanche shanghaïen a mis en lumière un acteur souvent relégué au second plan : le pneumatique.
Pour cette manche, Pirelli avait sélectionné les composés C2 (dur), C3 (médium) et C4 (tendre), une gamme intermédiaire parfaitement adaptée à l'asphalte fraîchement rénové du circuit de Shanghai. Et force est de constater que les pneus durs ont réservé quelques surprises, y compris à leur propre fabricant.
Un meilleur tour au 52ᵉ tour : l'exploit pneumatique
Quelle image pourrait mieux résumer la performance des gommes blanches en Chine que le meilleur tour en course d'Antonelli, établi au 52ᵉ tour sur 56, en 1'35''275 ? Non pas sur des pneus neufs, mais sur des gommes dures ayant déjà parcouru l'essentiel de la distance. Un chronomètre éloquent, révélateur de la remarquable constance des C2 dans les conditions rencontrées ce dimanche à Shanghai.
Dario Marrafuschi, nouveau directeur du département motorsport de Pirelli depuis le 1ᵉʳ mars 2026 – en remplacement de Mario Isola –, ne dissimulait pas son enthousiasme : « Certains pilotes ont dépassé les 45 tours avec des pneus durs. Les gommes ont atteint leur limite d'usure tout en conservant une performance stable. Antonelli a signé le meilleur tour du Grand Prix au 52ᵉ tour. »
Cette régularité s'est avérée d'autant plus remarquable que Mercedes était pratiquement la seule écurie capable de maintenir une telle progression en fin de course. Antonelli et George Russell étaient quasiment les seuls à améliorer leurs temps au tour dans les derniers relais, avec des pneus comptant plus de 40 tours au compteur.
La stratégie à un seul arrêt s'impose comme une évidence
Dès les premiers tours, une tendance se dessinait clairement : la stratégie à un seul arrêt dominerait les débats sur le circuit de Shanghai. Et c'est précisément ce qui s'est produit. Les équipes n'ont pas dévié de leur approche initiale, même lorsque la voiture de sécurité est intervenue au 9ᵉ tour, à la suite de l'abandon de Lance Stroll.
Marrafuschi l'a confirmé : « Comme prévu, la stratégie à un arrêt s'est révélée la plus efficace. Les équipes n'ont pas modifié leur plan malgré l'intervention de la voiture de sécurité au 9ᵉ tour. Les pilotes partis en pneus médiums C3 se sont arrêtés tôt pour basculer sur les durs. »






