Trois Français, trois destins au Grand Prix de Chine 2026
Le Grand Prix de Chine 2026 restera gravé dans les mémoires comme une épreuve aux multiples visages pour les pilotes tricolores. Tandis qu’Antonelli s’imposait à Shanghai, les trois Français engagés ont vécu des fortunes diamétralement opposées : Pierre Gasly a confirmé l’ascension d’Alpine, Isack Hadjar a démontré une résilience remarquable après un début de course catastrophique, et Esteban Ocon a une fois de plus laissé échapper une occasion prometteuse, dilapidant un potentiel pourtant réel.
Sur les 56 tours du circuit de Shanghai – 5,451 kilomètres jalonnés de longues lignes droites et de virages en épingle –, le sort de chacun s’est joué à des instants décisifs, révélateurs d’une saison encore largement indécise.
Gasly : la confirmation d’un pilote en pleine maturité
Une qualification solide, fondement d’une course réussie
Dès les qualifications, Pierre Gasly avait posé les bases d’un week-end prometteur. Le Normand s’était adjugé la septième place sur la grille de départ, un résultat des plus flatteurs puisqu’il devançait les deux Red Bull, alors en proie à des difficultés notables. Parti de la septième position, Alpine visait les points, et Gasly ne se trouvait qu’à trois dixièmes de la McLaren de Lando Norris, sixième. Une performance qui attestait des progrès réalisés par l’écurie française.
« Je pense que c’est encourageant pour toute l’équipe de constater que, lors de certaines séances, nous pouvons nous affirmer comme la quatrième voiture la plus rapide », avait-il déclaré, mêlant satisfaction et lucidité.
Une course maîtrisée, malgré quelques regrets
Si la course sprint s’était révélée moins fructueuse – Gasly terminant onzième à +14.780 secondes de Russell, pénalisé par une dégradation excessive de ses pneumatiques –, la course principale a permis au Français de livrer une prestation bien plus aboutie. Il a finalement intégré le top 10, se classant sixième parmi les pilotes Alpine, ce qui lui a valu de marquer des points précieux au championnat.
Gasly n’a pas manqué de pointer les axes d’amélioration : « Au final, nous étions trop lents, avec beaucoup de graining. Nous avons peiné dans les clippings, notamment dans la longue ligne droite, ce qui m’a valu d’être dépassé par deux voitures… Il reste pas mal de choses à perfectionner. » Une franchise qui témoigne de la maturité du pilote, conscient que l’Alpine n’égale pas encore les meilleures monoplaces, mais progresse dans la bonne direction.






