Découvrez l'intégralité des numéros des 22 pilotes pour la saison 2026 de Formule 1 : Norris endosse le #1, Verstappen adopte le #3, les recrues, les règles et leur signification détaillée.
Camille M est une passionnée de Formule 1 depuis son plus jeune âge et qui souhaite partager sa passion au plus grand nombre.
Numéros des pilotes de Formule 1 en 2026 : tout ce qu’il faut savoir
La Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) a officiellement validé les numéros attribués aux vingt-deux pilotes pour la saison 2026 de Formule 1. Si la majorité d’entre eux conservent leurs chiffres habituels, trois changements majeurs marquent cette nouvelle ère : Lando Norris arbore désormais le #1, réservé au champion du monde en titre, Max Verstappen opte pour le #3, son numéro fétiche, tandis que le rookie Arvid Lindblad fait son entrée avec le #41. Voici un guide exhaustif pour tout comprendre de ces choix et de leurs implications.
La liste officielle des numéros pour 2026
Voici la grille complète des pilotes, telle qu’approuvée par la FIA pour la saison 2026, classée par écurie :
#1 Lando Norris (McLaren)
#81 Oscar Piastri (McLaren)
#63 George Russell (Mercedes)
#12 Andrea Kimi Antonelli (Mercedes)
#3 Max Verstappen (Red Bull)
#6 Isack Hadjar (Red Bull)
#16 Charles Leclerc (Ferrari)
#44 Lewis Hamilton (Ferrari)
#23 Alexander Albon (Williams)
#55 Carlos Sainz (Williams)
#41 Arvid Lindblad (Racing Bulls)
#30 Liam Lawson (Racing Bulls)
#18 Lance Stroll (Aston Martin)
#14 Fernando Alonso (Aston Martin)
#31 Esteban Ocon (Alpine)
#87 Oliver Bearman (Haas)
#27 Nico Hülkenberg (Sauber/Audi)
#5 Gabriel Bortoleto (Sauber/Audi)
#10 Pierre Gasly (Alpine)
#43 Franco Colapinto (Alpine)
#11 Sergio Perez (Cadillac)
#77 Valtteri Bottas (Cadillac)
Cette grille de vingt-deux pilotes, répartis au sein de onze écuries, constitue une première depuis 2016 et la disparition de l’écurie Manor, comme nous l’avions évoqué dans notre analyse des chiffres clés de la grille 2026.
Le #1 pour Norris : une tradition respectée
Sacré champion du monde à l’issue du Grand Prix d’Abu Dhabi en 2025, Lando Norris n’a pas tardé à annoncer sa décision. Le pilote britannique de McLaren portera le numéro 1 en 2026, conformément au privilège réservé au tenant du titre mondial.
« C’est une tradition qui a tout son sens », a-t-il déclaré. « Tous les membres de l’équipe McLaren, qu’il s’agisse des mécaniciens, des ingénieurs ou de l’ensemble du personnel, pourront en être fiers. Ce numéro symbolise la reconnaissance de leur travail. »
Il s’agit là d’une première pour McLaren depuis 2010, lorsque Jenson Button avait arboré le #1 après son titre mondial acquis en 2009 avec Brawn GP. Ce retour revêt une dimension symbolique forte pour une écurie de retour au sommet. À l’inverse, Lewis Hamilton avait toujours décliné cette option lors de ses multiples sacres avec Mercedes, préférant conserver son emblématique #44.
Verstappen adopte enfin le #3 : une histoire de passion
Le changement le plus attendu de cet hiver concerne sans conteste Max Verstappen. Privé du #1 qu’il avait utilisé durant quatre saisons consécutives en tant que champion du monde, le Néerlandais avait annoncé qu’il ne reprendrait pas son ancien numéro, le 33. Sa décision fut sans équivoque : adopter le #3, son chiffre de prédilection.
« Mon numéro préféré a toujours été le 3, à l’exception du 1 », a-t-il confié lors d’une interview accordée à Viaplay. « Le 33 était bien, mais je préfère un seul 3 à deux. J’ai toujours considéré qu’il représentait une double chance, mais j’ai déjà eu ma chance en Formule 1. »
Pourquoi n’avait-il pas pu l’utiliser jusqu’alors ? Le #3 appartenait à Daniel Ricciardo depuis 2014, année d’instauration des numéros permanents en Formule 1, soit avant même les débuts de Verstappen dans la discipline. Avec la retraite de l’Australien et l’assouplissement des règles décidé par la FIA à la fin de l’année 2025, l’opportunité s’est enfin présentée. Verstappen n’a pas hésité une seconde.
Arvid Lindblad et son #41 : un choix original pour le rookie
Unique véritable rookie de la grille 2026, Arvid Lindblad (Racing Bulls) a adopté une approche singulière pour choisir son numéro. Le jeune Britannique, qui a terminé quatrième du championnat de F3 en 2024 et est devenu le plus jeune vainqueur de course en F2 lors de sa première saison à seulement dix-sept ans, n’avait pas de numéro fétiche particulier.
Ce sont ses initiales, « AL », qui ont guidé son choix. Un membre de la famille Red Bull lui a suggéré les numéros 41, 45 ou 51. « Le 41 était celui qui me plaisait le plus parmi les trois », a-t-il expliqué. « J’appréciais également le fait qu’il n’ait pas encore été beaucoup utilisé. La plupart des petits numéros sont déjà associés à d’autres sports ou à des personnalités marquantes. »
On pourra suivre les performances de son coéquipier chez Racing Bulls, Isack Hadjar, dont les débuts remarqués avaient déjà fait parler après l’incident avec Antonelli à Shanghai.
Les pilotes fidèles à leur numéro
La majorité des pilotes ont choisi de conserver leur numéro habituel. Lewis Hamilton, malgré son transfert retentissant chez Ferrari, a maintenu son iconique #44, héritage de ses années de karting. Une fidélité qu’il observe depuis l’introduction des numéros permanents en 2014.
Fernando Alonso, quant à lui, a gardé le #14, en référence à son titre mondial de karting obtenu un 14 juillet, alors qu’il n’avait que quatorze ans — un numéro chargé de symboles. Charles Leclerc est resté fidèle au #16, un choix mûrement réfléchi : 1 + 6 = 7, et il est né le 16 octobre. Concernant la dynamique de Ferrari en 2026, Fred Vasseur doit également gérer l’équilibre entre Hamilton et Leclerc.
Esteban Ocon a, pour sa part, conservé le #31, en hommage à son titre de champion de France de karting en catégorie Minimes en 2007, remporté avec ce même numéro.
Enfin, Valtteri Bottas (#77) et Sergio Perez (#11), qui effectuent tous deux leur retour sur la grille avec le nouveau constructeur Cadillac, ont choisi de garder les numéros qui ont marqué leur carrière respective.
Les règles régissant le choix des numéros en Formule 1
Depuis 2014, les pilotes de Formule 1 peuvent sélectionner un numéro compris entre 2 et 99, qu’ils conservent théoriquement tout au long de leur carrière. Avant cette réforme, les numéros étaient attribués automatiquement en fonction du classement des constructeurs lors de la saison précédente, ce qui rendait leur suivi peu intuitif d’une année sur l’autre.
Deux numéros font l’objet de règles particulières. Le #1 est réservé au champion du monde en titre, qui peut décider de l’utiliser ou non. Le #17, en revanche, a été définitivement retiré en hommage à Jules Bianchi, décédé en 2015 des suites de son accident lors du Grand Prix du Japon 2014 — une décision annoncée par Jean Todt, alors président de la FIA. Par superstition, le #13 n’a jamais été attribué, ni avant ni après la réforme de 2014.
L’assouplissement historique de 2026 : le changement de numéro désormais autorisé
À la fin de l’année 2025, la Commission F1 a approuvé une évolution réglementaire majeure : les pilotes sont désormais autorisés à changer de numéro en cours de carrière, sous réserve de l’accord de la FIA et du pilote ayant précédemment utilisé ce numéro. C’est dans ce cadre que Verstappen a pu s’approprier le #3, libéré par Ricciardo.
Auparavant, la FIA « gelait » le numéro d’un pilote pendant les deux saisons suivant son départ avant de le remettre en circulation. Désormais, un pilote peut également renoncer plus tôt à ce droit, offrant ainsi une plus grande flexibilité. Cette évolution pourrait encourager d’autres changements de numéros sur la grille dans les saisons à venir.
La dimension identitaire et marketing des numéros
Au-delà de leur fonction première d’identification, les numéros des pilotes sont devenus de véritables marqueurs d’identité et des outils marketing puissants. Faciles à mémoriser, ils jouent un rôle clé dans les stratégies digitales, le merchandising et la reconnaissance immédiate des pilotes, tant sur la piste qu’en dehors.
La présence du #1 sur la McLaren de Norris sera l’un des symboles les plus médiatisés de la saison 2026. Le choix de jeunes talents comme Lindblad, optant pour un numéro peu usité, s’inscrit dans cette logique : se forger une identité distincte dans un championnat où les onze écuries possèdent elles-mêmes des histoires et des généalogies complexes.
En somme, les numéros de 2026 racontent trois récits simultanés : le passage de témoin entre Verstappen et Norris, la liberté nouvelle offerte aux pilotes pour façonner leur identité sur le long terme, et l’arrivée d’une nouvelle génération prête à écrire sa propre histoire.