Une réconciliation aussi rapide qu’inattendue
Il n’aura fallu guère plus de vingt-quatre heures pour que la tension entre Isack Hadjar et Kimi Antonelli cède la place à une poignée de main. Après un incident électrique lors du Sprint du Grand Prix de Chine 2026, suivi d’un refus d’excuses qui a fait le tour des réseaux, les deux jeunes pilotes ont finalement scellé leur réconciliation lors de la parade des pilotes, avant le départ de la course dominicale.
Un dénouement aussi surprenant qu’apaisant, tant la scène de la veille avait ébranlé le paddock et captivé les passionnés à travers le monde.
L’incident du Sprint : le virage 6, point de départ de la polémique
Tout a débuté lors du Sprint du Grand Prix de Chine. Kimi Antonelli, victime d’un mauvais départ, se retrouve pris dans le peloton. Au virage 6, l’Italien, au volant de sa Mercedes, sous-vire et heurte la Red Bull RB22 d’Isack Hadjar. Le choc est net, et les dégâts infligés à la monoplace du Français sont bien réels.
Les commissaires de course ne tardent pas à rendre leur verdict : Antonelli est déclaré responsable et écopé d’une pénalité de dix secondes. Hadjar, quant à lui, achève le Sprint en quinzième position, avec un plancher « totalement détruit », selon ses propres termes.
« Nous souhaitions évaluer le comportement des pneus tendres, mais avec un plancher dans cet état, impossible de travailler correctement », confie-t-il à Canal+.
Un geste qui enflamme les réseaux sociaux
Dans le parc fermé, Kimi Antonelli fait preuve de fair-play en s’approchant de la Red Bull d’Hadjar pour présenter ses excuses. Assis dans son cockpit, le Français répond par un geste sans ambiguïté : il écarte d’un revers de main la tentative de l’Italien. La scène, captée par les caméras, devient virale en quelques heures, dépassant rapidement le million de vues et déclenchant une vive polémique sur le respect et l’esprit sportif en Formule 1.
Hadjar justifie par la suite son attitude auprès de Canal+ : « Je ne comprends pas pourquoi il s’agite ainsi alors qu’il dispose d’une voiture bien plus performante et qu’il remontera sans difficulté. » Une phrase qui résume à la fois sa frustration et son sentiment d’injustice.
De son côté, Toto Wolff ne mâche pas ses mots devant les médias : « Il le repousse. C’est antisportif. Ce n’est pas ainsi que les choses devraient se passer. » Ralf Schumacher, sur Sky Deutschland, abonde dans ce sens : « Normalement, on n’agit pas de la sorte. Il est très impulsif, et bien sûr, la frustration peut expliquer sa réaction. » L’ancien pilote allemand nuance toutefois : « C’est un passionné, entièrement dévoué à son sport. Il en tirera les leçons. »
La parade des pilotes, théâtre d’une paix retrouvée
Le dimanche, avant le départ du Grand Prix, Kimi Antonelli profite de l’accalmie relative de la parade des pilotes pour renouer le dialogue avec Hadjar. Cette fois, l’échange porte ses fruits.






