« Les Italiens représentent notre plus grand défi » : Wolff face à l'engouement pour Antonelli
Après la troisième victoire consécutive de Kimi Antonelli au Grand Prix de Miami, Toto Wolff n’a pas dissimulé son inquiétude face à un phénomène inattendu : l’emballement du public italien. Dans des déclarations rapportées notamment par Automoto.it, le directeur exécutif de Mercedes a lâché une phrase qui a fait mouche : « Le problème le plus grand, c’est le public italien. »
Loin de constituer un reproche, cette remarque s’apparente davantage à un cri du cœur, teinté d’une inquiétude bienveillante. L’Italie, privée de succès collectifs avec sa Nazionale de football, a trouvé en deux jeunes athlètes ses nouveaux héros : Jannik Sinner dans le tennis, et Andrea Kimi Antonelli dans les paddocks de Formule 1. Or, cette ferveur commence à peser sur les épaules d’un adolescent de dix-neuf ans.
Sinner et Antonelli, les deux supernovas du sport italien
Le parallèle entre ces deux prodiges italiens s’est imposé de manière naturelle. Wolff l’assume pleinement : « Désormais, tout repose sur Sinner et Antonelli, ce sont deux superstars. Nous devons canaliser cette effervescence. Les sollicitations des médias et des sponsors sont incessantes, et c’est à nous de garder le contrôle. »
Jannik Sinner lui-même suit de près l’ascension d’Antonelli en Formule 1. Le champion de tennis s’est récemment exprimé sur la situation de son compatriote, évoquant avec enthousiasme la présence d’un pilote italien au sein de l’une des écuries les plus prestigieuses du plateau. La convergence de ces deux destins exceptionnels dans le paysage sportif italien contemporain est inédite, et Wolff en mesure pleinement l’ampleur.
Pourtant, derrière cet enthousiasme se profile un risque bien réel : celui de consumer un talent avant qu’il n’ait eu le temps de s’épanouir pleinement. C’est précisément ce que Wolff entend éviter à tout prix.
Une vision à long terme : préserver Antonelli de lui-même
L’Autrichien est catégorique quant à la stratégie à adopter : « Nous jouons une partie à long terme. Il peut remporter de nombreux championnats au cours des quinze prochaines années ; nous ne voulons pas trébucher maintenant sous le poids d’attentes démesurées. »
Wolff sait de quoi il parle. Il admet que les moments difficiles surviendront inévitablement : « Il y aura des périodes où il commettra des erreurs, et certains diront alors : Peut-être n’est-il pas la superstar que nous imaginions. C’est pourquoi nous devons rester soudés. »
Cette philosophie de protection s’étend également à l’entourage immédiat du pilote. Le rôle de son père, Marco Antonelli, est décrit par Wolff comme pour maintenir les pieds du jeune homme sur terre. Une métaphore boursière résume sa pensée :






