Une batterie à plat : le cauchemar de Red Bull au départ d'Albert Park
Le Grand Prix d'Australie 2026 devait marquer l'avènement d'une nouvelle ère pour Red Bull, avec la présentation de son moteur maison DM01, développé en partenariat avec Ford. Il a surtout révélé une défaillance technique des plus embarrassantes : Max Verstappen et Isack Hadjar se sont retrouvés sans la moindre énergie électrique au moment crucial du départ. Un problème de gestion de batterie survenu lors du tour de formation, aux conséquences sportives désastreuses.
« Terrible. I had no battery », a lâché Verstappen devant les médias après la course. « Somehow, on the formation lap, it drained all the battery. I have no idea, I launched and, I mean, I had zero battery, so no power. » Des paroles qui résonnent comme un aveu d'impuissance pour l'une des écuries les plus titrées de la discipline.
Hadjar, un départ parfait… réduit à néant par la technique
Le scénario s'est révélé particulièrement cruel pour Isack Hadjar. Parti troisième sur la grille après des qualifications remarquables — il est devenu le premier coéquipier à officiellement devancer Verstappen en qualifications depuis Daniel Ricciardo début 2017 —, le Français a réussi un envol parfait au moment où les feux s'éteignaient.
« Je savais que le moteur allait lâcher après le premier virage », a-t-il confié. « Le seul point positif, c'est que j'ai pris un excellent départ, puis… plus de batterie. » Il a même failli s'emparer de la tête dans le premier virage, avant que Charles Leclerc ne s'impose, suivi de près par Lewis Hamilton et Arvid Lindblad. Sans énergie électrique, toute défense devenait impossible.
Comme si ce départ chaotique ne suffisait pas, son week-end a encore empiré au onzième tour, lorsqu'un panache de fumée s'est échappé de l'arrière de la RB22. Hadjar a été contraint à l'abandon, déclenchant une Virtual Safety Car. « Je sentais que quelque chose allait céder », avait-il anticipé dès les premiers tours, alerté par un bruit anormal en provenance du moteur.
Le MGU-K, ce nouveau défi que Red Bull n'a pas encore surmonté
Pour saisir l'origine de ce problème, il faut revenir aux bouleversements réglementaires de 2026. Le MGU-H, qui récupérait l'énergie thermique des gaz d'échappement, a été supprimé. En contrepartie, le MGU-K — chargé de la récupération d'énergie cinétique au freinage — a vu sa puissance tripler, passant de 120 kW à 350 kW. Conséquence directe : la batterie peut désormais se décharger qu'en 2025.






