Russell victime d'une avarie mécanique cruelle à Montréal
Le Grand Prix du Canada 2026 restera gravé dans les annales pour George Russell, mais pour de funestes raisons. Parti de la pole position – sa troisième consécutive sur le Circuit Gilles-Villeneuve –, le Britannique semblait en mesure de s'imposer. Pourtant, une défaillance mécanique a brutalement anéanti ses espoirs. Sa Mercedes s'est immobilisée en pleine course, le contraignant à assister, impuissant, au remorquage de sa monoplace sous Virtual Safety Car.
La frustration de Russell était palpable. Visiblement accablé, il secouait la tête, maudissant le sort, conscient de l'opportunité en or qui venait de lui échapper. Un abandon d'autant plus cruel qu'il mettait fin à une longue série de régularité, son dernier remontant au Grand Prix de Grande-Bretagne 2024. Une malchance d'autant plus amère qu'elle survenait au pire moment.
Antonelli saisit l'opportunité sans hésiter
Pendant que Russell regagnait les stands bredouille, son jeune coéquipier, Kimi Antonelli, poursuivait sa marche triomphale. Le prodige italien de 19 ans a profité de l'absence de son rival pour consolider sa position au championnat, portant son total à 106 points contre 88 pour Russell, soit une avance de 18 points.
L'ironie du sort n'a échappé à personne : c'est au moment où la rivalité entre les deux pilotes Mercedes atteignait son paroxysme que la mécanique a tranché en faveur d'Antonelli, sans que ce dernier n'ait eu à forcer le destin. Après le sprint tendu de samedi, où Russell avait dominé mais réduit l'écart au championnat à seulement 10 points, la course dominicale a rebattu les cartes de manière implacable.
Une lutte fratricide interrompue en plein essor
Le week-end canadien avait pourtant mis en lumière une bataille intra-équipe d'une intensité rare. Dès la Sprint Qualifying, Russell avait décroché la pole devant Antonelli pour seulement 0,068 seconde, avant de s'imposer lors d'un Sprint émaillé de multiples duels entre les deux Flèches d'Argent. Antonelli avait vivement protesté à la radio : , avant que Toto Wolff ne le rappelle à l'ordre d'un ton sec :






