Un samedi matin chaotique à Melbourne
Le Grand Prix d'Australie 2026 n'a pas encore vu ses premières qualifications que le paddock est déjà en ébullition. Samedi matin, la FIA a annoncé la suppression pure et simple de la quatrième zone de mode ligne droite (Straight Mode) du circuit d'Albert Park, celle située entre les virages 8 et 9. Mais en l'espace d'à peine une heure, face à une fronde unanime des équipes et des pilotes, la fédération internationale a fait machine arrière dans un revirement spectaculaire.
Retour sur un épisode qui illustre les défis immenses de cette nouvelle ère réglementaire F1 2026.
Les inquiétudes nées du vendredi
Tout a commencé lors du briefing des pilotes, vendredi soir. Après les deux premières séances d'essais libres, qui avaient déjà été riches en enseignements, plusieurs pilotes ont exprimé leurs préoccupations quant à la perte d'appui aérodynamique dans la zone sinueuse entre les virages 8 et 9. Selon The Race, c'est Gabriel Bortoleto (Audi) qui aurait été le premier à soulever le problème, expliquant qu'il pouvait à peine passer cette section à fond en étant seul en piste, et que la situation pourrait devenir dangereuse en course lorsqu'on suit une autre voiture.
Pour rappel, la F1 2026 a introduit l'aérodynamique active, avec des ailerons avant et arrière qui s'abaissent dans des zones prédéfinies pour réduire la traînée. Contrairement à l'ancien DRS, ce système fonctionne pour tous les pilotes simultanément. À Albert Park, cinq zones de mode ligne droite avaient été définies, dont cette fameuse quatrième zone traversant les courbes rapides du fond du circuit.
La décision unilatérale de la FIA
Après avoir analysé les données durant la nuit avec ses équipes en Europe, la FIA a pris une décision radicale samedi matin : supprimer intégralement la zone n°4 à partir des EL3. Les équipes n'ont été informées que deux heures et demie environ avant le début de la séance, par l'intermédiaire de Nikolas Tombazis, directeur monoplace de la FIA.






