Un analyse britannique prédit la retraite de Verstappen : « Il ne sera plus là dans dix ans »

Paddock|
Max Verstappen souriant dans le garage Red Bull Racing lors des essais de Bahreïn 2026

Martin Brundle estime que Max Verstappen ne sera plus en F1 dans dix ans. L'analyste de Sky Sports évoque ses passions hors piste et son manque d'intérêt pour les records.

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Denis D

Denis D est un passionné de Formule 1 et un bloggeur amateur spécialisé en technique automobile.

Brundle : Verstappen ne court pas après les records

Martin Brundle, ancien pilote et consultant emblématique de Sky Sports, a livré une prédiction marquante sur l'avenir de Max Verstappen en Formule 1. Selon lui, le quadruple champion du monde ne sera plus sur la grille dans une décennie — et ce, malgré ses 28 ans seulement.

Sur le plateau de Sky Sports, Brundle a expliqué que Verstappen n'a jamais caché son état d'esprit : il ne cherche pas à accumuler des statistiques ou à battre des records de longévité. Avec quatre titres mondiaux au compteur, le Néerlandais pourrait théoriquement viser les sept couronnes de Michael Schumacher et Lewis Hamilton, mais Brundle doute fortement qu'il s'engage sur cette voie.

« Il est tellement facile à lire, tellement sans filtre. Il dit clairement : "Je ne suis pas là pour le long terme. Je ne vais pas courir après les records." »

L'argent n'est plus une motivation

Brundle a également souligné que l'aspect financier ne pèse plus dans la balance pour Verstappen. Le pilote Red Bull, dont le contrat court jusqu'à fin 2028, dispose d'un salaire estimé à environ 50 millions d'euros par an, ce qui lui assure une indépendance totale dans ses choix de carrière.

« Il a plus d'argent que Dieu. Ce n'est donc pas ça qui fera la différence. Tout repose sur le plaisir qu'il prend. »

Ce plaisir, justement, semble de plus en plus menacé. Verstappen a déjà exprimé son mécontentement vis-à-vis des nouvelles F1 2026, qu'il a qualifiées de « Formule E sous stéroïdes » après les essais hivernaux de Bahreïn. Le quadruple champion a aussi critiqué la complexité de la gestion d'énergie imposée par le nouveau règlement.

Le GT et le simracing, des passions qui comptent

Au-delà de la Formule 1, Verstappen nourrit une véritable passion pour d'autres disciplines. Brundle a particulièrement insisté sur ce point pour étayer sa prédiction :

« Il adore le GT racing, il adore le simracing, il adore toutes sortes de choses. Je ne crois pas qu'il sera encore là dans dix ans. »

Verstappen est en effet un compétiteur acharné sur les simulateurs et participe régulièrement à des courses d'endurance virtuelles, parfois même la veille de Grands Prix. Son intérêt pour les courses GT est lui aussi bien documenté, avec des participations aux 24 Heures du Nürburgring et d'autres événements d'endurance.

Un contrat avec Red Bull jusqu'en 2028… mais une clause de sortie

La question de l'avenir de Verstappen est d'autant plus brûlante que son contrat avec Red Bull comporte une clause de sortie. Le Néerlandais peut quitter l'écurie dès la fin de la saison 2026 s'il se retrouve en dehors du top 2 du championnat à la trêve estivale.

Laurent Mekies, le nouveau patron de Red Bull, aura donc la lourde tâche de convaincre Verstappen de rester en lui fournissant une voiture compétitive. Les premiers signes sont encourageants : le moteur Red Bull Powertrains-Ford a impressionné lors des essais de pré-saison par sa fiabilité.

Brundle avait d'ailleurs déclaré en juillet 2025 être « certain » que Verstappen resterait chez Red Bull pour 2026, après le départ de Christian Horner. Mais sur le long terme, le consultant britannique est beaucoup moins optimiste.

Verstappen, un talent unique avec le monde à ses pieds

Ce qui rend cette situation encore plus fascinante, c'est la position de force absolue dans laquelle se trouve Verstappen. Comme l'a noté Brundle, le Néerlandais aurait le choix de n'importe quelle équipe s'il décidait de quitter Red Bull — Ferrari et Mercedes en tête.

Mais il pourrait aussi tout simplement choisir de tourner la page de la F1 pour se consacrer à ses autres passions sportives. À 28 ans, avec quatre titres mondiaux et 64 victoires en Grands Prix, Verstappen a déjà marqué l'histoire de la discipline.

Isack Hadjar, son nouveau coéquipier chez Red Bull, bénéficie déjà de ses conseils. Mais pour combien de temps encore pourra-t-il apprendre aux côtés du maître ? Si Brundle a raison, l'horloge tourne déjà pour les fans du Néerlandais.