Séisme chez Aston Martin : Newey s’efface, Wheatley arrive
C’est la nouvelle qui secoue le paddock en ce mois de mars 2026. Adrian Newey va quitter son poste de directeur d’Aston Martin, à peine quatre mois après y avoir été nommé. Pour lui succéder, l’écurie de Silverstone a choisi Jonathan Wheatley, qui doit quitter Audi pour rejoindre le projet porté par Lawrence Stroll. Une situation qui illustre parfaitement la crise profonde que traverse Aston Martin en ce début de saison 2026.
Newey, considéré comme le plus grand designer de l’histoire de la Formule 1, n’occupait ce poste que depuis novembre 2025, après qu’Andy Cowell eut été recentré sur les partenariats techniques avec Honda et Aramco. Son mandat à la direction de l’équipe n’aura donc duré que quatre mois – un épisode aussi bref que tumultueux.
Newey, un génie hors de son élément
La nomination de Newey au poste de directeur d’équipe avait, dès l’origine, suscité des réserves. Si l’ingénieur britannique est universellement reconnu comme le plus grand concepteur automobile de l’histoire de la F1 – avec quatorze titres pilotes, douze titres constructeurs et deux cent vingt-trois victoires en Grand Prix entre 1991 et 2024 –, son aptitude à diriger une écurie moderne soulevait une tout autre interrogation.
Les faits ont rapidement confirmé ces doutes. Selon plusieurs sources au sein du paddock, Newey s’est révélé mal à l’aise lors des conférences de presse, peinant à imposer l’autorité nécessaire. L’équipe a même frôlé l’incident lors du shakedown de Barcelone en janvier, l’AMR26 n’étant pas prête à rouler avant le quatrième jour sur cinq – un échec retentissant pour une écurie aux ambitions de titre. « Il règne actuellement une grande tension chez Aston Martin, beaucoup de déception et de nervosité », confie le journaliste espagnol Antonio Lobato.
Newey lui-même avait pourtant clairement exprimé ses priorités : « C’est vraiment ce que je veux et dois faire. C’est ce qui me motive chaque matin, et je suis déterminé à ne pas m’en détourner. » Le message était sans ambiguïté : la technique, et non la gestion.
La crise Honda, élément déclencheur
Le début de saison 2026 catastrophique d’Aston Martin a précipité les événements. Le moteur Honda qui équipe l’AMR26 est au cœur d’une crise majeure : des vibrations anormales, qualifiées de « dangereuses » par Honda elle-même, empêchent la monoplace de parcourir une distance de course complète. Fernando Alonso avait révélé avant le Grand Prix d’Australie que les pilotes risquaient des s’ils effectuaient trop de tours consécutifs. Une déclaration glaçante.






