Red Bull paie au prix fort une erreur technique à Miami
C’est un véritable coup de froid pour Isack Hadjar et l’écurie Red Bull. Après avoir décroché une prometteuse neuvième place lors des qualifications du Grand Prix de Miami 2026, le jeune pilote français de 21 ans a été officiellement disqualifié de la séance. La raison ? Le plancher de sa RB22 dépassait de deux millimètres le volume de référence autorisé par le règlement technique de la FIA.
Une infraction en apparence minime, mais absolument rédhibitoire dans l’univers impitoyable de la Formule 1, où la tolérance zéro s’applique sans distinction à ce type de manquement.
Ce que révèle le rapport du délégué technique de la FIA
C’est Jo Bauer, le délégué technique de la FIA, qui a officiellement constaté la non-conformité lors des vérifications post-qualifications. La monoplace n°6 figurait parmi les treize voitures sélectionnées pour un contrôle ciblé de scrutineering. Dans son rapport, il précise :
« Les planchers gauche et droit dépassaient de 2 millimètres le volume de référence RV-FLOOR BOARD. Cette non-conformité avec l’article C3.5.5 du règlement technique de Formule 1 m’oblige à soumettre l’affaire aux commissaires. »
La voiture de Max Verstappen, quant à elle, n’a été soumise qu’à une simple pesée, échappant ainsi au même niveau d’inspection technique que celle de son coéquipier.
Red Bull reconnaît l’erreur et assume pleinement ses responsabilités
Devant les commissaires, les représentants de Red Bull n’ont pas cherché à contester les conclusions de la FIA. L’écurie a simplement reconnu les faits, ce qui a entraîné la disqualification automatique de Hadjar du classement des qualifications.
Le directeur de l’équipe, Laurent Mekies, a publié une déclaration empreinte d’humilité :
« Nous avons commis une erreur et nous respectons la décision des commissaires. Aucun avantage en termes de performance n’a été recherché ni obtenu par cette infraction. Nous tirerons les leçons de cet incident, évaluerons nos processus pour en comprendre l’origine et prendrons les mesures nécessaires afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise. En notre nom, nous présentons nos excuses à Isack, ainsi qu’à nos supporters et partenaires. »
Il a ajouté : « Nous apprenons aujourd’hui à nos dépens, mais nous allons de l’avant. » Une réaction exemplaire sur la forme, même si, sur le fond, le préjudice est déjà consommé.
Une pièce récente, une faille dans les processus de validation
Le contexte rend cet incident d’autant plus cuisant. Red Bull avait justement dévoilé à Miami un ensemble d’évolutions majeures pour la RB22, comprenant pas moins de sept modifications – dont une nouvelle aile arrière baptisée « Macarena » et des ajustements au niveau de l’avant du plancher. C’est précisément cette pièce révisée qui s’est révélée problématique.






