Un samedi en demi-teinte, mais une Ferrari enfin retrouvée
Sixième sur la grille de départ du Grand Prix de Miami 2026, à 0,521 seconde de la pole position établie par Kimi Antonelli (Mercedes), Lewis Hamilton aurait pu arborer une mine déconfite. Pourtant, le Britannique a quitté les qualifications avec le sourire. La raison ? Une Ferrari SF-26 enfin équilibrée, après un début de week-end cauchemardesque.
Le contraste est saisissant entre le Hamilton du vendredi — septième des qualifications sprint, à 21 secondes de Lando Norris lors de la course sprint — et celui du samedi soir. Entre ces deux séances, l’écurie a profondément modifié les réglages de la monoplace, et le pilote a immédiatement ressenti la différence.
« La voiture était bien meilleure en qualifications, c’était même son meilleur niveau du week-end. Nous avons modifié les réglages, et j’étais beaucoup, bien plus à l’aise », a-t-il déclaré. Un soulagement, certes tardif, mais bien réel.
Le simulateur en cause : un aveu rare
Mais alors, pourquoi ce retard à l’allumage ? Hamilton n’a pas mâché ses mots : « Je pense que le simulateur nous a induits en erreur. » Un aveu particulièrement rare dans le paddock, où les équipes répugnent généralement à admettre les limites de leurs outils de développement.
Cette erreur d’orientation a coûté à Ferrari une journée précieuse de compétitivité. Hamilton est convaincu que s’il avait abordé le week-end avec l’équilibre trouvé en qualifications, il aurait pu se battre pour une place dans le top 3 aux côtés de Charles Leclerc, troisième sur la grille. La Ferrari était d’ailleurs attendue avec un important lot d’évolutions à Miami, avec pas moins de onze améliorations apportées à la SF-26.
Cette mésaventure illustre une réalité bien connue des ingénieurs : le simulateur, aussi sophistiqué soit-il, ne reproduit pas toujours fidèlement le comportement réel de la voiture sur la piste. Et lorsque la réalité contredit les données virtuelles, c’est la piste qui a raison.
Fiorano, 300 tours et une expertise pneus inégalée
Si Hamilton aborde la course avec une telle confiance, c’est aussi grâce à un travail de préparation exceptionnel mené durant la pause de cinq semaines imposée après l’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite.
Les 9 et 10 avril, Pirelli organisait une session d’essais sur pneus pluie à Fiorano — le circuit privé de Ferrari — et c’est Lewis Hamilton qui était aux commandes. Un programme d’une intensité rare, précédé d’une journée similaire à Barcelone.






