Une fin de course cauchemardesque pour Leclerc
Charles Leclerc n’est pas près d’oublier le Grand Prix de Miami 2026. Alors qu’il occupait une position prometteuse en course, le pilote Ferrari a perdu le contrôle de l’arrière de sa monoplace dans les virages 2 et 3 du dernier tour, heurtant le mur avec le flanc gauche de sa voiture. Un tête-à-queue spectaculaire, qui, sans être catastrophique sur le moment, allait déclencher une longue saga post-course devant les commissaires.
Après avoir repris la piste avec des dégâts, Leclerc s’est retrouvé dans l’impossibilité de négocier correctement les virages à droite. « La voiture semblait correcte, sauf qu’elle ne prenait absolument pas les virages à droite », a-t-il expliqué aux commissaires. Résultat : pour franchir la ligne d’arrivée, il a dû couper successivement les virages 5 et 6, puis les zones intérieures des virages 8, 11 et du chicane 14/15, sans oublier un passage laborieux dans le grand virage à droite du virage 12.
Sa frustration était déjà palpable bien avant la décision des commissaires : « C’est entièrement de ma faute et je n’ai pas grand-chose à ajouter. Cela ne devrait pas arriver. J’ai réduit à néant une très belle course en l’espace de quatre virages. »
La logique des commissaires : l’avantage prime sur le contexte mécanique
Convoqué pour trois infractions potentielles distinctes, Leclerc a vu les commissaires trancher avec une sévérité particulière. Leur raisonnement ? Le fait de couper les chicanes, quelle qu’en soit la raison, confère un avantage durable sur la piste. La répétition des sorties de piste a conduit à l’imposition d’une pénalité drive-through, automatiquement convertie en 20 secondes ajoutées à son temps de course, celle-ci ayant été prononcée après l’arrivée.
La justification officielle des commissaires est sans appel : « Le fait qu’il ait rencontré un problème mécanique d’une certaine nature ne constitue pas une raison valable. Nous imposons en conséquence une pénalité drive-through à la voiture n°16, compte tenu du nombre de fois où celle-ci a quitté la piste et obtenu un avantage. »
Mais c’est un second point qui a particulièrement alimenté la controverse. Les commissaires ont également examiné si Leclerc avait enfreint le règlement en continuant à piloter une voiture présentant un problème mécanique évident – et ont conclu qu’« il n’y avait aucune preuve d’un problème mécanique manifeste ou identifiable ». Un verdict difficile à accepter, alors que le rapport lui-même reconnaît que la monoplace ne pouvait « négocier correctement les virages à droite ».






