Alors qu'Aston Martin traverse une crise sans précédent avec son unité de puissance Honda au GP d'Australie 2026, Toto Wolff a tenu à clarifier la situation : c'est bien Aston Martin qui a décidé de tourner le dos à Mercedes, et non l'inverse.
Wolff prend ses distances avec le fiasco Honda
Le directeur de Mercedes n'a pas mâché ses mots à Melbourne. Interrogé sur la débâcle de son ancien client, Wolff a rappelé que le partenariat entre Mercedes et Aston Martin avait duré de 2009 à 2025, et que la rupture n'était pas du fait de l'écurie allemande.
« Aston Martin était un client et un partenaire de Mercedes pendant toutes ces années, et nous fournissons toujours des moteurs et d'autres composants pour les voitures de route. Ce n'était pas une décision de Mercedes de ne plus travailler avec Aston Martin. Je pense que c'était une décision consciente de devenir une équipe d'usine avec Honda et leur partenaire Aramco, et c'est pourquoi nous avons dû les laisser partir. »
Ce message est d'autant plus percutant que Mercedes semble très compétitive dans cette nouvelle ère réglementaire, tandis qu'Aston Martin se retrouve au fond du gouffre avec un moteur Honda incapable de tenir la distance. L'ironie de la situation n'échappe à personne dans le paddock.
Des vibrations qui paralysent l'écurie
La crise qui frappe Aston Martin à Melbourne est d'une ampleur rare. Les vibrations excessives du moteur Honda provoquent des pannes de batteries en série, au point que l'équipe n'a plus que deux batteries disponibles. Pire encore, ces vibrations représentent un danger physique pour les pilotes : Alonso estime ne pas pouvoir dépasser 25 tours consécutifs et Stroll 15 tours sans risquer des lésions nerveuses permanentes aux mains.
Lance Stroll a même comparé la sensation à « une électrocution », illustrant la gravité de la situation. Lors des EL1 à Albert Park, Fernando Alonso a été contraint de rentrer au garage prématurément à cause d'un nouveau problème moteur, poursuivant un week-end catastrophique.






