Le Grand Prix du Japon 2026, disputé sur le circuit mythique de Suzuka, n’aura guère souri à Williams. Lors des qualifications du samedi 28 mars, l’écurie de Grove a une nouvelle fois révélé ses limites : Carlos Sainz s’est frayé un chemin en Q2 de justesse pour y occuper la seizième place, tandis qu’Alex Albon a été éliminé dès la Q1, terminant dix-septième. Une double contre-performance qui illustre l’ampleur des difficultés rencontrées par l’équipe britannique en ce début de saison 2026.
Un samedi sous haute tension pour les pilotes Williams
Tout avait pourtant bien commencé. Lors des essais libres 2, vendredi, Albon avait signé le huitième temps, laissant entrevoir un week-end prometteur. Mais la séance de qualification a rapidement ramené les espoirs de l’écurie à la réalité. En Q1, les deux coéquipiers ont évolué dans des chronos extrêmement serrés, séparés par à peine un dixième après leurs premiers tours lancés – Albon devançant alors Sainz.
Lors du second run, la hiérarchie s’est inversée. Carlos Sainz a réalisé un temps de 1:30.927, suffisant pour s’accrocher à la Q2 dans les ultimes instants. Alex Albon, quant à lui, a enregistré un 1:31.088, mais Franco Colapinto a signé un tour tardif qui l’a relégué à la dix-septième place, synonyme d’élimination. Une cruauté de quelques centièmes qui n’a pas manqué d’affecter le Thaïlandais.
En Q2, Sainz n’a pu faire mieux que le seizième temps, avec un chrono de 1:31.033, terminant à près de deux secondes d’Antonelli, auteur d’une pole position magistrale pour Mercedes. L’Espagnol a ainsi rejoint dans l’élimination précoce Ocon, Hülkenberg, Lawson, Colapinto et, de manière plus surprenante, Max Verstappen – une compagnie qui atténue à peine l’amertume d’une telle position sur la grille.
Albon sur les ondes : « Cela fait trois courses que je m’en plains »
Après son élimination, Albon n’a pas dissimulé sa frustration. Sur la radio d’équipe, il a interrogé son ingénieur sur les raisons de son retard par rapport à Sainz. La réponse, sibylline, fut la suivante : « Tu ne veux pas le savoir, mais tu peux le deviner. » Le Thaïlandais a alors lâché un aveu révélateur : « Cela fait trois courses que je m’en plains – il y a quelque chose qui ne va pas. Mais c’est probablement mon style de conduite. »
Cette déclaration résumait à elle seule l’état d’esprit régnant dans le garage Williams. Albon, généralement considéré comme le plus rapide des deux pilotes ce week-end, s’est pourtant retrouvé devancé par son coéquipier en qualification – une anomalie difficile à accepter lorsqu’on estime disposer d’une véritable pointe de vitesse.






