Vasseur assume : la bataille Hamilton-Leclerc était la bonne décision
Le Grand Prix de Chine 2026 restera gravé dans les annales pour deux raisons majeures. D’une part, la victoire historique de Kimi Antonelli, premier pilote italien à s’imposer en Formule 1 depuis deux décennies. De l’autre, le spectacle offert par les deux Ferrari, Lewis Hamilton et Charles Leclerc, engagés dans un duel d’une intensité rare pour la troisième place. Un affrontement que Fred Vasseur n’a pas hésité à laisser se dérouler, sans le moindre regret.
« Non, ce n’était pas excessif », a-t-il déclaré avec un sourire. « Je pense que tout était sous contrôle. Certes, on éprouve toujours une certaine appréhension, car un imprévu peut survenir à tout moment. Mais il est également très complexe de figer les positions en piste. Ils ont fait preuve d’un grand professionnalisme, et j’ai pris plaisir à les observer. »
Ces propos en disent long sur l’état d’esprit de la Scuderia en ce début de saison 2026, ainsi que sur la philosophie managériale d’un dirigeant qui privilégie la compétition franche aux consignes imposées.
Un duel spectaculaire, des dépassements au millimètre près
La bataille entre les deux pilotes Ferrari a atteint son apogée au cours du 39ᵉ tour. Leclerc dépassa Hamilton à l’épingle, mais le Britannique riposta immédiatement en s’infiltrant à l’intérieur du premier virage, contraignant son coéquipier à élargir sa trajectoire. Les deux hommes échangèrent leurs positions à plusieurs reprises, notamment au virage 14, exploitant de manière stratégique leurs systèmes de déploiement électrique.
Une erreur de Leclerc au virage 14, qui l’a contraint à sortir large, permit finalement à Hamilton de prendre définitivement l’avantage, grâce à une gestion plus efficace de ses pneumatiques. Lewis Hamilton décrochait ainsi son tout premier podium sous les couleurs de Ferrari, une récompense méritée après un week-end d’une intensité exceptionnelle.
Leclerc lui-même semblait savourer ce duel. « C’était une bataille très amusante », avait-il lancé à la radio en plein cœur de l’affrontement. Une maturité remarquable de la part du Monégasque, qui sut reconnaître la supériorité de son coéquipier en fin de course.
Vasseur justifie sa décision de laisser les pilotes s’affronter
Certains auraient pu reprocher à Ferrari d’avoir laissé ses deux pilotes se battre alors que Mercedes s’envolait vers la victoire. Vasseur écarte cette critique avec conviction :
« Nous faisions du bon travail, et nous ne pouvions anticiper ce qui allait se passer ensuite. Je pense donc que c’était la bonne décision de les laisser s’affronter, car c’était une belle bataille. Elle était bénéfique pour l’équipe, pour la Formule 1 et pour les fans. C’est pourquoi je préfère les laisser courir plutôt que de figer les positions. »






