Ferrari en tête… jusqu’au moment décisif
Tout semblait pourtant réuni pour que Charles Leclerc s’empare de la pole position du sprint à Miami. Meilleur temps des essais libres du vendredi matin, deuxième en SQ1 à seulement dix millièmes de Lando Norris, puis le plus rapide en SQ2 avec une avance de 0,173 seconde sur Oscar Piastri, le Monégasque paraissait en passe de bousculer la domination Mercedes en ce début de saison 2026.
Pourtant, la SQ3, ce segment où tout se joue, a sonné le glas de ses ambitions. En l’espace de quelques minutes, l’avantage patiemment accumulé s’est évanoui, emportant avec lui les espoirs d’une première ligne pour la Scuderia Ferrari.
Un tour « catastrophique » et des pneus récalcitrants
Leclerc n’a pas mâché ses mots pour qualifier son tour en SQ3 : « catastrophique ». Comparé à son effort en SQ2, il n’a amélioré son temps que d’un dixième, tout en commettant une légère erreur à la sortie du virage 17. Le résultat final est sans appel : une quatrième place, à 0,370 seconde de la pole position signée par Lando Norris. Un écart considérable pour un pilote qui avait dominé l’ensemble des sessions précédentes.
L’explication avancée par le pilote monégasque pointe directement vers les pneumatiques. « Aujourd’hui, nous avons surtout souffert avec les gommes, a-t-il expliqué. Les pneus mediums fonctionnaient très bien, mais avec les tendres, les sensations n’étaient pas au rendez-vous. C’est un point qu’il nous faudra analyser en profondeur. Nous savons que notre rythme de course est solide, mais en qualifications, il reste encore des progrès à accomplir. »
Cette incapacité à exploiter pleinement les performances des Pirelli en configuration tendre semble être un mal récurrent pour la SF-26, une faiblesse qui s’est une nouvelle fois manifestée au pire moment.
Vasseur : entre lucidité et amertume
Frédéric Vasseur n’a pas cherché à édulcorer son analyse. Le directeur de Ferrari reconnaît volontiers que le potentiel était là pour viser plus haut. « Nous étions très compétitifs lors des deux premières phases, mais nous n’avons pas réussi à concrétiser en SQ3, notre meilleur résultat se résumant à une quatrième place. Nous devons examiner toutes les données et identifier les axes d’amélioration », a-t-il déclaré.
Vasseur a également évoqué un déficit de vitesse de pointe : « Nous perdions quelques dixièmes en ligne droite aujourd’hui, mais ce n’est pas uniquement une question de moteur ou de châssis, c’est l’ensemble du package qui doit être optimisé. » Une remarque qui souligne l’ampleur du travail analytique qui attend les ingénieurs de la Scuderia dans la nuit floridienne.
Cette frustration est d’autant plus palpable que Ferrari avait introduit onze nouveautés techniques sur la SF-26 pour ce Grand Prix, dont un plancher et une suspension revus, censés améliorer l’appui aérodynamique. , ces évolutions ont globalement porté leurs fruits – mais pas suffisamment pour rivaliser avec une McLaren en pleine forme.






