Miami, acte inaugural pour Hamilton et son nouvel ingénieur de piste
Depuis le début de la saison 2026, Lewis Hamilton découvre la vie en rouge. Si son adaptation à la Ferrari SF-25 s’est effectuée à un rythme soutenu — près de 900 kilomètres parcourus en deux jours d’essais Pirelli à Fiorano —, sa collaboration avec son ingénieur de piste, en revanche, a été mûrement réfléchie. C’est à Miami, le 1er mai, que Cédric Michel-Grosjean a actionné pour la première fois le bouton de transmission, s’adressant officiellement à Hamilton dans le rôle qui lui est désormais dévolu.
Cette première prise de contact ne doit rien au hasard. Chez Ferrari, tout semble avoir été orchestré pour que cette alliance débute sous les meilleurs auspices.
Une intégration calculée au millimètre près
Lors des Grands Prix d’Australie, de Chine et du Japon, Michel-Grosjean était présent dans le garage ainsi que sur le muret des stands de la Scuderia. Pourtant, il n’a pas encore saisi le micro. C’est Carlo Santi qui a assuré la liaison radio avec Hamilton durant ces trois premières courses, tandis que le Français observait, analysait et s’imprégnait des méthodes de l’écurie.
Cette approche délibérément progressive s’inscrit dans la philosophie de Ferrari : ne rien précipiter dans une relation appelée à s’inscrire dans la durée. Michel-Grosjean a mis à profit ces semaines pour effectuer un suivi minutieux des opérations de Hamilton, décrypter ses priorités et saisir les subtilités de sa communication sous pression.
L’annulation du Moyen-Orient, un coup de pouce inespéré
L’annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, en raison des tensions géopolitiques dans la région, a paradoxalement offert une opportunité à Michel-Grosjean. Le Français a pu rejoindre l’usine de Maranello plus tôt que prévu, s’immerger dans les méthodes de travail de Ferrari et parfaire sa préparation avant le Grand Prix de Miami.
Une pause d’avril qui a rebattu les cartes pour plusieurs écuries sur la grille, mais qui a visiblement servi les ambitions de Ferrari en matière d’intégration de son personnel radio.
Hamilton : 900 kilomètres d’essais intensifs à Fiorano
Pendant que Michel-Grosjean affûtait sa connaissance de la Scuderia, Hamilton, lui, enchaînait les tours de piste. Lors des essais Pirelli à Fiorano, le septuple champion du monde a bouclé 142 tours le premier jour — soit 423 kilomètres — avant d’en ajouter 155 le lendemain, pour un total de 461 kilomètres supplémentaires. Au final, 884 kilomètres parcourus en 48 heures, un volume de travail impressionnant qui témoigne de la détermination du Britannique à maîtriser sa nouvelle monture sans délai.






