Pierre Gasly ne mâche pas ses mots. Après sa septième place au Grand Prix du Japon 2026, le pilote Alpine a livré une déclaration qui résonne dans tout le paddock de Suzuka : « Je pense que, pour l’instant, c’est la meilleure voiture que j’aie eue de ma carrière, peut-être à l’exception de l’AlphaTauri de 2021. » Une affirmation forte, qui en dit long tant sur la renaissance d’Alpine que sur le parcours personnel du Normand, désormais épanoui au volant d’une monoplace compétitive.
Trois Grands Prix, trois fois dans les points : une première historique
Les chiffres sont éloquents. Pour la première fois de sa carrière en Formule 1, Pierre Gasly inscrit des points lors des trois premières manches d’une même saison. Dixième à Melbourne, sixième à Shanghai, septième à Suzuka : 15 points au compteur, une régularité inédite pour lui en début de championnat.
Cette constance, observée sur trois circuits aux profils radicalement différents – la longue ligne droite d’Albert Park, les virages rapides de Shanghai, les enchaînements techniques du temple de Suzuka –, n’a rien d’un hasard. Elle valide une réalité technique : l’Alpine A526 s’adapte à une large gamme de configurations, confirmant ainsi sa polyvalence.
Au Japon, Gasly a franchi la ligne d’arrivée avec seulement sept secondes de retard sur Lewis Hamilton (Ferrari), et surtout 18 secondes d’avance sur la Racing Bulls de Liam Lawson. Une performance qui hisse Alpine au sommet du peloton intermédiaire dès les premiers tours de la saison.
Une course sous pression maximale
La septième place ne s’est pas dessinée sans combat. En seconde partie de course, après le déploiement du Safety Car provoqué par l’accident d’Oliver Bearman au 22e tour, Max Verstappen s’est retrouvé dans les échappements de Gasly, prêt à en découdre.
« La deuxième partie de course a été très différente », a confié le Français. « [Verstappen] a exercé une pression énorme tout au long du relais, alors j’ai dû me concentrer pour rester aussi rapide que possible – il n’y avait aucune marge de gestion avec ces pneus – et éviter la moindre erreur, car il était extrêmement proche. »
Gasly a tenu bon. Verstappen, quadruple champion du monde, a dû se contenter de le suivre sans parvenir à le dépasser. Une image symbolique d’une saison 2026 qui semble avoir rebattu les cartes au sein du milieu de grille, comme en témoigne notre analyse du classement des constructeurs après Suzuka.






