Kimi Antonelli, nouveau maître du championnat du monde
Âgé de seulement dix-neuf ans, Kimi Antonelli s’est imposé lors du Grand Prix du Japon 2026, sur le circuit de Suzuka, s’offrant ainsi sa deuxième victoire en trois courses après son triomphe à Shanghai. Résultat : l’Italien, pilote Mercedes, occupe désormais la tête du championnat des pilotes avec 72 points, devançant son coéquipier George Russell (63 points) et Charles Leclerc (49 points). Il devient par la même occasion le plus jeune pilote de l’histoire à mener le classement d’un championnat du monde de Formule 1.
Il ne s’agit pas là d’une simple performance statistique, mais bien de l’avènement d’une nouvelle ère. En trois week-ends seulement, Antonelli a signé deux pole positions consécutives, deux victoires, et réalisé le meilleur tour en course à Suzuka (1 min 30 s 965). Le prodige bolonais impose un rythme que même son expérimenté coéquipier, Russell, peine à suivre.
Antonelli remporte le GP du Japon et devient le plus jeune leader du championnat F1
Une remontée magistrale après un départ désastreux
La victoire d’Antonelli à Suzuka est sans doute la plus révélatrice de son talent. L’Italien a complètement manqué son départ, sa Mercedes patinant et le reléguant à la sixième place dès le premier tour. Il lui restait alors cinquante-deux tours pour inverser la tendance.
Le destin lui a souri sous la forme d’une voiture de sécurité, déclenchée après l’accident spectaculaire d’Oliver Bearman — un choc mesuré à 50 g à 308 km/h, heureusement sans fracture pour le Britannique de Haas. Antonelli, tout comme Hamilton et Gasly, n’avait pas encore effectué son arrêt aux stands. Il a donc pu rentrer « gratuitement » sous safety car et en est ressorti en tête.
Mais la véritable démonstration de force a suivi : vingt-six tours en tête, sans la moindre erreur, menant la course avec une maîtrise absolue. Oscar Piastri a terminé deuxième, à quinze secondes, tandis que Charles Leclerc conservait la troisième place devant George Russell.
Mercedes : une domination multidimensionnelle
Le classement des constructeurs est éloquent. Mercedes totalise 135 points après trois courses, soit 45 unités d’avance sur Ferrari (90 points). McLaren pointe au troisième rang avec seulement 46 points, loin derrière les Flèches d’Argent.
Cette domination ne repose pas uniquement sur le moteur. Comme l’a souligné Andrea Stella, le directeur de McLaren — qui utilise pourtant le même bloc Mercedes — : « Je pense qu’ils bénéficient probablement d’un appui aérodynamique supérieur. Je crois également qu’ils exploitent mieux l’unité de puissance que nous à l’heure actuelle. » Russell lui-même a décrit la W17 comme étant « sur des rails », avec des gains de temps principalement obtenus dans les virages. À Suzuka, la Mercedes affichait des vitesses de pointe supérieures de 15 km/h dans la montée vers le premier virage et d’environ 10 km/h dans le dernier secteur.






