Ocon 12e, Bearman 9e : le fossé se creuse chez Haas à Shanghai
À Shanghai, lors des qualifications sprint du Grand Prix de Chine 2026, Esteban Ocon n'a pas réussi à masquer sa déception. Éliminé dès la SQ2 avec le 12e temps en 1:33.639 — à seulement quatre millièmes de la Q3 —, le pilote normand a dû regarder son coéquipier Oliver Bearman décrocher une belle neuvième place. Un contraste qui parle de lui-même, et qui ravive des interrogations déjà bien présentes depuis le début de la saison.
« Difficile, c'est le mot », a sobrement commenté Ocon à l'issue de la séance. « On ne peut pas se satisfaire de ça. » Le résumé d'une frustration qui ne date pas d'hier.
Des problèmes techniques qui se répètent depuis l'Australie
Depuis le coup d'envoi du championnat 2026 à Melbourne, Ocon se bat avec une Haas VF-26 qui ne lui offre pas les sensations attendues. Il évoque une instabilité marquée en entrée de virage et des blocages de roues répétés en fin de freinage. Des maux qui ne sont pas nouveaux, puisqu'ils rappellent les travers qui avaient déjà hanté la saison 2025.
En Australie, c'est encore plus radical : « On survirait partout, à chaque entrée de virage. Cela a endommagé les pneus très tôt, avec beaucoup de dégradation. C'est un flashback de l'an dernier, quand rien ne fonctionnait correctement. » Et en plus de ces problèmes d'équilibre, Ocon a subi une casse de plancher sur son dernier tour de qualifications à Melbourne, l'empêchant d'exprimer le plein potentiel de la monoplace. Il avait également perdu un temps précieux à batailler avec Pierre Gasly et Gabriel Bortoleto en course, subissant de plein fouet l'effet yo-yo lié à la gestion de l'énergie, une problématique centrale de la nouvelle réglementation 2026.
Ces problèmes de freinage et de blocages de roues ne sont d'ailleurs pas propres à Haas : ils constituent l'un des grands défis de la F1 2026, où la puissance électrique massive — jusqu'à 350 kW côté hybride — génère une instabilité au freinage inédite pour de nombreuses équipes.
Le fossé central : comprendre sans résoudre
Ce qui rend la situation d'Ocon particulièrement frustrante, c'est l'écart béant entre la compréhension théorique des problèmes et leur résolution concrète sur la piste. Le Français lui-même l'admet sans détour : « On sait que c'est possible de régler ces problèmes, mais il faut que ça se produise. »






