Marié un jour, en piste le lendemain : Charles Leclerc, un champion sans répit
Le 28 février 2026, dans la plus stricte discrétion, Charles Leclerc épousait Alexandra Saint-Mleux à la mairie de Monaco, sur le Rocher. Une cérémonie civile intime, réservée aux proches, à l’abri des objectifs et de l’agitation médiatique habituelle du paddock. Quelques heures plus tard, le pilote de la Scuderia Ferrari s’envolait pour Melbourne afin de préparer l’ouverture de la saison 2026 de Formule 1. Le contraste est saisissant, et il résume à lui seul l’essence du personnage.
« C’est l’un de ces jours dont je me souviendrai à jamais. Alex aussi, et notre famille également », a confié Leclerc. Pourtant, le champion monégasque l’admet sans détour : ce bonheur intense, il a dû le mettre en suspens le temps d’un long vol vers l’Australie. « Cela m’a clairement apporté beaucoup de positivité dans l’avion, car je suis parti directement pour Melbourne. J’étais encore très heureux et excité par notre mariage, tout en étant impatient de commencer la saison », a-t-il expliqué, un sourire aux lèvres.
Une cérémonie secrète, dans la plus pure tradition monégasque
L’événement s’est déroulé à la Villa La Vigie, l’une des résidences les plus emblématiques de la principauté, dans une atmosphère délibérément préservée de toute effervescence médiatique. « C’était uniquement la famille, un cercle très restreint et confidentiel, ce que nous avons grandement apprécié », a précisé Leclerc. Seuls les proches les plus intimes étaient conviés : point de spectacle, point de tapis rouge, rien que l’essentiel.
Le couple a ensuite traversé Monaco à bord d’une Ferrari 250 Testa Rossa de 1957, l’un des modèles les plus rares et les plus prestigieux jamais produits par la Scuderia – seulement trente-trois exemplaires construits, dont la valeur oscille aujourd’hui entre onze et quarante millions de dollars selon les ventes aux enchères. Une image forte, presque allégorique : l’héritier de Ferrari au volant de l’une des pages les plus glorieuses de son histoire.
Un cadeau du prince Albert chargé de symboles
Un mois après leur union, lors du Goodwill Ambassador Award Gala organisé par le Monaco Ambassadors Club, le prince Albert II a remis à Charles Leclerc le titre de Goodwill Ambassador 2026 de Monaco. Cette distinction, créée en 1973 par la princesse Grace, honore ceux qui contribuent à promouvoir la principauté à l’international. Mais la soirée réservait une autre surprise, plus personnelle cette fois.
Le souverain a en effet offert aux jeunes mariés un présent aussi inattendu que touchant : une maquette à l’échelle d’une Ferrari classique, présentée dans un écrin d’exposition, agrémentée d’un petit chien portant une écharpe bleu ciel – la couleur fétiche de Charles Leclerc. Une attention méticuleuse, révélatrice d’une connaissance fine du pilote et de son univers.
Stuart Little entre dans la légende Leclerc
C’est toutefois la référence discrète dissimulée dans ce cadeau qui a enflammé les réseaux sociaux. Le modèle réduit n’était pas sans évoquer la voiture rouge du célèbre film Stuart Little 2 – et ce n’était pas un hasard. Alexandra Saint-Mleux Leclerc avait en effet partagé, au moment de leur mariage, une capture d’écran du personnage Stuart Little au volant de sa petite voiture rouge, conduisant Margalo, l’oiseau. Les admirateurs du couple avaient immédiatement établi le parallèle, donnant naissance à un mème.
Le prince Albert, manifestement au fait de la culture numérique entourant son ambassadeur le plus célèbre, a joué le jeu avec malice. La réplique offerte lors du gala semblait directement inspirée de cette référence partagée par Alexandra, transformant un simple mème en un souvenir de mariage princier. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait, que Charles Leclerc n’est pas seulement une star de la Formule 1, mais un phénomène culturel à part entière.
Alexandra Saint-Mleux Leclerc, bien plus qu’une WAG
Derrière cette union discrète se profile aussi le portrait d’Alexandra, une jeune femme au caractère bien trempé. Née à Calais en 2001, d’origines française et mexicaine, elle a étudié l’histoire de l’art du XXe siècle à l’École du Louvre avant de s’installer à Monaco, où elle exerce les fonctions d’Art Coordinator & Public Relations Lead à la Kamil Art Gallery. Avec plus de trois millions d’abonnés sur Instagram et près de deux millions sur TikTok, elle s’est imposée comme une influenceuse de premier plan, bien au-delà de son rôle de compagne d’un pilote de Formule 1.
Pour son grand jour, Alexandra a choisi une robe sirène en dentelle Chantilly de la maison australienne Paolo Sebastian, brodée de motifs floraux et de papillons, avec les initiales du couple et la date de leur mariage cousues sur mesure. Charles, quant à lui, arborait un costume en cachemire flanelle Brunello Cucinelli, taillé sur mesure. Et pour parfaire le tableau, Leo, le teckel du couple, était naturellement de la partie – vêtu d’un costume et d’un nœud papillon, comme il se doit.
Leurs fiançailles avaient été annoncées le 2 novembre 2025 dans une mise en scène romantique : le collier de Leo portait un pendentif en forme d’os gravé du message « Dad wants to marry you! », tandis qu’Alexandra avait répondu « Mom said yes » dans une publication baignée de chandelles et de pétales de roses rouges.
De Monaco à Melbourne : le champion ne s’arrête jamais
Après la cérémonie, point de lune de miel prolongée. Charles Leclerc a pris l’avion pour Melbourne afin de disputer le Grand Prix d’Australie 2026, première manche du Championnat du Monde. Une priorité absolue pour un pilote abordant sa huitième saison avec Ferrari, avec un seul objectif en tête : remporter enfin le titre mondial qui lui échappe depuis ses débuts en rouge.
Sur la piste, Leclerc a démontré qu’il était arrivé dans les meilleures dispositions. Il a dominé la première séance d’essais libres, devançant son coéquipier Lewis Hamilton et Max Verstappen, avant de monter sur le podium, derrière George Russell et Kimi Antonelli (Mercedes). « Je ne pense pas que nous aurions pu gagner aujourd’hui, mais Mercedes n’avait peut-être pas autant d’avance qu’hier. C’est une bonne chose », a-t-il analysé après la course. Ce week-end marquait également sa 150e participation avec la Scuderia Ferrari, une étape symbolique qui le place parmi les plus grands.
Sa capacité à passer d’un moment aussi intense que son mariage à la concentration extrême requise par un Grand Prix inaugural en dit long sur son profil de compétiteur. Comme le révèle d’ailleurs son histoire personnelle poignante avec Ferrari, Leclerc a toujours su puiser dans ses ressources émotionnelles lorsque les circonstances l’exigeaient.
La suite : une grande fête en 2027
Charles et Alexandra ont été clairs : ce n’était que « la partie une ». Sur Instagram, la légende accompagnant leurs photos de mariage ne laissait planer aucun doute : « Un jour dont nous nous souviendrons pour toujours. La partie 1 est faite, la partie 2 aura lieu l’année prochaine avec tous nos proches. » Alexandra a ajouté, avec une touche de romantisme : « J’ai hâte de t’épouser à nouveau l’année prochaine. »
La grande célébration, en présence de leurs amis et de leur famille élargie, est donc prévue pour 2027. D’ici là, Charles Leclerc nourrit une autre ambition : succéder à Kimi Räikkönen, dernier pilote sacré champion du monde avec Ferrari en 2007. Avec la SF-26 en pleine évolution et une stabilité personnelle toute neuve, peut-être que les astres s’alignent enfin pour le Monégasque.
Le cadeau du prince Albert – cette petite Ferrari bleu ciel et ce clin d’œil à Stuart Little – restera l’un des symboles les plus émouvants de cette union. Car derrière le champion se cache toujours un homme, et derrière cet homme, une histoire digne des plus belles.






