La F1 prête à doubler le nombre de sprints
La Formule 1 s'apprête à vivre une transformation majeure de son format de week-end. Liberty Media et la FIA explorent activement la possibilité de passer de six à douze courses sprint par saison dès 2027, soit un doublement par rapport au format actuel. Une évolution qui pourrait redéfinir l'expérience des Grands Prix pour les fans, les diffuseurs et les promoteurs.
Le CEO de la F1, Stefano Domenicali, a confirmé ces plans d'expansion en décembre 2025, précisant que le sport allait présenter un ensemble complet de changements aux équipes et aux pilotes dans les mois à venir. Si le nombre de sprints restera à six pour la saison 2026, c'est bien 2027 qui est ciblé comme l'année charnière de cette refonte ambitieuse.
Le vendredi, talon d'Achille du week-end de F1
La motivation principale derrière cette évolution ? Offrir aux spectateurs de l'action compétitive significative sur les trois jours du week-end. Actuellement, les vendredis sont principalement consacrés aux essais libres, des séances qui, malgré leur importance technique, peinent à captiver le grand public.
Domenicali l'a d'ailleurs clairement exprimé : les discussions autour de l'augmentation du nombre de sprints et d'un éventuel nouveau format sont directement liées aux retours des fans et des promoteurs, qui souhaitent voir de la « vraie action » dès le vendredi. Même les week-ends sans sprint pourraient voir leur format évoluer, avec l'ajout d'éléments compétitifs le vendredi à la place des traditionnelles séances d'essais libres.
Un soutien croissant des promoteurs et des pilotes
Les courses sprint, introduites en 2021 sous forme expérimentale avec seulement trois épreuves par saison, ont progressivement gagné en popularité. Passées à six sprints par an depuis 2023, elles bénéficient désormais d'un soutien de plus en plus large au sein du paddock.
Domenicali s'est montré confiant sur cette dynamique : « À part quelques fans puristes de la vieille école, tout le monde veut des week-ends sprint », a-t-il déclaré. Il a ajouté que les promoteurs poussent pour ce format et que les pilotes eux-mêmes y sont de plus en plus favorables, ces mini-courses leur offrant des points supplémentaires et un enjeu compétitif dès le samedi.
Avec seulement un quart des 24 Grands Prix bénéficiant actuellement du format sprint, la concurrence entre les circuits pour obtenir un week-end sprint s'intensifie, preuve de la valeur commerciale grandissante de ce format.
Briatore pousse pour aller encore plus loin
Parmi les voix les plus enthousiastes, celle de se fait particulièrement entendre. Le conseiller exécutif d'Alpine a plaidé pour une approche encore plus radicale, déclarant vouloir , soit un par week-end de Grand Prix.






