Briatore recadre tout le monde : Alpine reste maître de son destin
À Shanghai, en marge du Grand Prix de Chine 2026, Flavio Briatore a tenu à mettre les choses au clair. Entre l'intérêt affiché de Mercedes pour entrer au capital d'Alpine et les ambitions de Christian Horner de faire son retour en Formule 1 via l'écurie d'Enstone, le patron de facto de l'équipe française n'a pas mâché ses mots. Sa position est limpide : "Alpine n'est pas à vendre."
Les semaines récentes avaient vu s'accumuler les rumeurs autour de la participation de 24 % détenue par le fonds d'investissement Otro Capital dans l'écurie. Un paquet d'actions estimé à environ 500 à 600 millions d'euros, sur une valorisation globale d'Alpine comprise entre 2 et 2,5 milliards d'euros. De quoi susciter bien des appétits dans le paddock.
Mercedes dans la danse, mais pas Toto Wolff
Briatore a lui-même confirmé l'intérêt de Mercedes pour ces parts, avec une précision importante : "La négociation vient de Mercedes – pas avec Toto, avec Mercedes." Une distinction capitale qui a son importance. Ce n'est donc pas Toto Wolff à titre personnel qui frappe à la porte d'Alpine, mais bien le constructeur allemand en tant qu'entité corporate.
La logique derrière cette démarche est limpide. Alpine est déjà une écurie cliente de Mercedes High Performance Powertrains depuis 2026, avec un contrat courant jusqu'à fin 2030. Après l'abandon du programme moteur Renault à Viry-Châtillon, l'écurie française utilise désormais les groupes motopropulseurs et les boîtes de vitesses de la firme à l'étoile. Entrer au capital d'Alpine transformerait cette simple relation commerciale en véritable alliance structurelle. Comme nous l'analysions dans notre article sur pourquoi c'est Mercedes, et non Toto Wolff, qui souhaite acquérir des parts d'Alpine F1, les enjeux vont bien au-delà d'un simple investissement financier.
Mercedes a d'ailleurs confirmé sa position dans un communiqué sobre : "Mercedes est un partenaire stratégique clé d'Alpine et nous sommes tenus informés des derniers développements."
Horner, lui, veut son ticket de retour en F1
De l'autre côté, Christian Horner n'a jamais caché ses intentions. Évincé de Red Bull l'été dernier après vingt ans de succès, le Britannique a répété à plusieurs reprises avoir "des affaires inachevées" en Formule 1, et qu'il ne reviendrait "qu'en tant que partenaire, et non comme employé." Selon les termes de son accord de départ avec Red Bull, Horner est libre de réintégrer la discipline à compter du début du mois de mai 2026.






