Senna comme boussole intérieure
Kimi Antonelli ne cache pas ses références. Depuis sa plus tendre enfance, un seul pilote s'est imposé comme modèle absolu : Ayrton Senna. "Avec mon père, quand j'étais petit, on regardait beaucoup de DVDs de vieilles courses de F1 des années 90. Et Ayrton était définitivement le pilote qui se démarquait parmi tous", confie le jeune prodige bolonais. Une admiration qui ne relève pas du simple culte nostalgique, mais qui structure profondément sa vision du sport.
Ce qui fascine Antonelli chez le triple champion du monde brésilien, c'est avant tout l'intensité, la quête permanente du dépassement de soi. "Il a toujours tiré le meilleur de ce qu'il faisait, en essayant d'apprendre le plus possible", explique-t-il. Une philosophie que le jeune pilote Mercedes applique méthodiquement à chaque week-end de course.
L'hommage va jusqu'aux symboles les plus concrets. Antonelli a choisi le numéro 12 pour sa monoplace, en référence directe au numéro mythique porté par Senna entre 1985 et 1988, lors de ses années de gloire. Lors du Grand Prix d'Émilie-Romagne à Imola, il arborait même un casque spécialement conçu avec le nom de Senna inscrit à l'arrière — un geste fort, dans la région qui l'a vu naître. Vous pouvez d'ailleurs retrouver la signification des numéros des pilotes de Formule 1 en 2026 dans notre guide complet.
Une opportunité historique saisie à bras-le-corps
La saison 2025 a représenté un tournant vertigineux dans la carrière d'Antonelli. À seulement 18 ans, il succède à Lewis Hamilton chez Mercedes — rien de moins que le pilote le plus titré de l'histoire de la Formule 1. Une pression colossale, que le jeune Italien refuse pourtant d'envisager comme un fardeau. "Je ne veux pas me voir comme son remplaçant. Je suis juste le prochain pilote de Mercedes en 2025", avait-il déclaré avec une sagesse désarmante pour son âge.
Toto Wolff, de son côté, avait pris sa décision sans hésiter : "Cinq minutes après que Lewis m'ait dit qu'il allait chez Ferrari, j'avais déjà tranché." Une confiance immédiate et totale dans le potentiel de son jeune poulain, formé au sein de l'académie Mercedes depuis 2019. Wolff lui-même l'avait d'ailleurs prévenu : "Kimi est une petite rockstar, mais préservons-le de la pression."
Dès ses premiers Grands Prix, les records s'enchaînent. Quatrième en Australie pour ses débuts, puis le plus jeune pilote à mener une course en F1 au Japon, à 18 ans et 224 jours. En mai 2025, il signe la pole position de la course sprint à Miami, devenant le plus jeune à s'élancer en tête d'une course. L'ascension est vertigineuse, presque irréelle.






