Quand Max Verstappen sort la Nintendo Switch
Le 12 mars 2026, lors de la conférence de presse officielle de la FIA à Shanghai, Max Verstappen a lancé une boutade qui allait rapidement faire le tour du paddock. Interrogé sur sa préparation en vue du Grand Prix de Chine, le champion néerlandais a déclaré, un sourire en coin aux lèvres : « J’ai trouvé une solution plus économique. J’ai remplacé le simulateur par ma Nintendo Switch… En réalité, je m’entraîne avec Mario Kart. Trouver les champignons, cela va encore, mais les carapaces bleues, c’est une autre paire de manches. »
La salle a ri, Verstappen également. Pourtant, derrière cette apparente légèreté se cachait un message on ne peut plus sérieux : la nouvelle réglementation de 2026, avec sa gestion omniprésente de la batterie, ne lui sied guère.
Un contexte marqué par la frustration
Pour saisir toute la portée de cette pique, il faut remonter au week-end précédent, en Australie. Verstappen y avait connu un week-end chaotique, s’étant élancé depuis la vingtième place après un crash en qualifications avant de sauver in extremis une sixième position dans une course marquée par l’imprévisibilité. Une performance frustrante pour un quadruple champion du monde.
Mais la frustration de Verstappen dépasse largement ce seul résultat. Depuis les essais hivernaux, il n’a pas hésité à critiquer ouvertement la nouvelle réglementation technique, qualifiant ces règles d’« anti-course » et de « Formule E sous stéroïdes ». Les monoplaces de 2026, dotées d’une unité de puissance révolutionnaire où la batterie électrique génère jusqu’à 50 % de la puissance totale, transforment en effet les courses en un exercice permanent de gestion d’énergie.
Verstappen et Hadjar avaient d’ailleurs tous deux été privés de batterie au départ en Australie, illustrant de manière criante les limites du nouveau règlement.
La disparition de la séquence sur F1TV
L’affaire prend une tournure plus sérieuse lorsque des fans attentifs constatent que la fameuse repartie sur Mario Kart brille par son absence dans certaines versions diffusées sur F1TV. La comparaison entre la vidéo originale et la diffusion officielle circule rapidement sur les réseaux sociaux : le passage a bel et bien été coupé du montage initial.






