Russell répond à ses détracteurs par une victoire au sprint de Montréal
George Russell a remporté le sprint du Grand Prix du Canada 2026, disputé ce samedi 23 mai sur le Circuit Gilles Villeneuve. Une victoire acquise de haute lutte, marquée par un affrontement interne d'une intensité rare avec son coéquipier Kimi Antonelli, qui a embrasé l'écurie Mercedes dès les premiers tours de l'épreuve.
Lando Norris s'est classé deuxième pour McLaren, à quelques dixièmes seulement, tandis qu'Antonelli a complété le podium. Oscar Piastri a terminé quatrième, précédant Charles Leclerc et Lewis Hamilton. Max Verstappen, en grande difficulté, a dû se contenter d'une décevante septième place.
Un duel fratricide au sein de l'écurie Mercedes
Dès les premiers tours, Kimi Antonelli, leader du championnat du monde avec trois victoires consécutives en Chine, au Japon et à Miami, a confirmé sa vitesse foudroyante. Collé aux basques de son coéquipier Russell, le jeune Italien de 19 ans a exercé une pression constante, contraignant le Britannique à une erreur au virage en épingle avant de le défier côte à côte dans la longue ligne droite du lac.
La tension a atteint son paroxysme lorsque Russell a repoussé Antonelli sur l'herbe à l'approche de la chicane finale, puis lors d'un contact au premier virage. Un second accrochage s'est produit au virage 8, Russell semblant une nouvelle fois forcer son coéquipier à quitter la trajectoire idéale. Ces incidents ont immédiatement enflammé les échanges radio au sein de l'équipe.
Antonelli ulcéré, Wolff impose son autorité
Antonelli n'a pas mâché ses mots sur les ondes, qualifiant l'attitude de Russell de « déloyale » et exigeant une sanction à son encontre. Toto Wolff, directeur de l'écurie, a rapidement mis un terme aux récriminations du jeune pilote : « Kimi, concentre-toi sur ta conduite et cesse ces plaintes incessantes à la radio. » Avant d'ajouter que la situation serait réglée en interne.
Une fois la course terminée, Antonelli a lancé une pique acerbe : « C'est édifiant de découvrir comment certains coéquipiers se comportent chez Mercedes. » Une remarque qui illustre parfaitement les tensions croissantes au sein de l'équipe de Brackley, alors que les deux pilotes s'affrontent sans merci pour le titre mondial.
Ces frictions internes évoquent les luttes épiques entre coéquipiers qui ont marqué l'histoire de la Formule 1. Comme le soulignait Martin Brundle avant la course : « George doit briser l'élan d'Antonelli, mais cette bataille est davantage psychologique que mathématique. »
Norris tire profit du chaos, Antonelli perd du terrain
Profitant des dissensions chez Mercedes, Lando Norris a réduit l'écart à seulement trois dixièmes à mi-course, menaçant directement Russell. Cependant, la remontée de McLaren s'est heurtée à l'inertie de la situation : distrait par les incidents et les échanges radio, Antonelli s'est retrouvé à plus d'une seconde des leaders, incapable d'exploiter le trouble semé par son propre coéquipier.






