Ce vendredi 22 mai 2026, le Circuit Gilles Villeneuve a offert au monde de la Formule 1 un moment dont il se souviendra longtemps. Alexander Albon, au volant de sa Williams FW48, a percuté une marmotte à la sortie du virage 6 lors de la première séance d'essais libres du Grand Prix du Canada. Le contact avec le petit rongeur a dévié la trajectoire de la monoplace, envoyant le pilote thaïlandais droit dans le mur extérieur. Résultat : des dégâts importants sur le côté gauche de la voiture, un drapeau rouge, et une anecdote qui a immédiatement fait le tour du paddock et des réseaux sociaux.
Un accident en deux temps
Tout se passe à 35 minutes de la fin de FP1. Albon suit la ligne naturelle près du bord de la piste lorsque le coin de son aileron avant entre en contact avec une marmotte. Ce simple effleurage suffit à modifier légèrement sa trajectoire, le précipitant violemment contre les barrières. Les dommages sont concentrés à l'arrière et sur le côté droit du FW48, mais ils sont suffisamment sérieux pour contraindre les mécaniciens Williams à travailler en urgence.
Albon est sorti de la voiture par ses propres moyens, sain et sauf. C'était déjà la deuxième interruption de la session, après que Liam Lawson avait subi une probable défaillance hydraulique en début de séance. Face à l'accumulation des problèmes, la FIA a décidé de prolonger la session de 15 minutes au-delà de la fin initiale prévue à 13h30 heure locale, une décision d'autant plus importante que dans ce format sprint, FP1 est la seule et unique séance d'essais avant les qualifications du sprint.
La marmotte, victime collatérale invisible
La particularité de l'incident ? Dans un premier temps, les diffuseurs télévisés ont délibérément évité de passer des ralentis du crash. La raison ? La marmotte n'avait pas survécu à l'impact. David Croft, le célèbre commentateur de Sky Sports F1, a glissé quelques mots en direct : « Nous ne reverrons peut-être pas le replay de l'accident car il pourrait y avoir eu une marmotte impliquée, et qu'Alex tentait de s'écarter d'un des habitants locaux. »
Ces petits rongeurs sont en réalité une présence bien connue — et redoutée — sur l'Île Notre-Dame de Montréal où se situe le circuit. Les marmottes peuplent abondamment le site, et les incidents les impliquant lors du Grand Prix du Canada constituent une longue tradition informelle. En 2007, Anthony Davidson (Super Aguri) avait dû rentrer aux stands pour changer son aileron avant après en avoir écrasé une. En 2018, Romain Grosjean avait lui aussi endommagé sa Haas dans des circonstances similaires lors d'une séance d'essais. En 2024, Max Verstappen avait frôlé le même sort. Et en 2025, c'est Lewis Hamilton qui avait été « dévasté » — selon ses propres mots — après avoir percuté une marmotte en course.






