Un vendredi d'essais libres qui aurait pu tout changer
Nous sommes le 2 mars 2001, sur le circuit d'Albert Park à Melbourne. La saison de Formule 1 n'a pas encore officiellement commencé, mais Michael Schumacher, champion du monde en titre, est déjà en piste pour les essais libres du premier Grand Prix de l'année. Personne ne s'attend à ce qui va suivre.
Au volant de sa toute nouvelle Ferrari F2001, Schumacher perd soudainement le contrôle de l'arrière de sa monoplace dans la zone de freinage du virage 6, un droite serré à environ 110 km/h. La voiture part en tête-à-queue, traverse l'herbe puis le bac à gravier avant de tonneauter spectaculairement à plusieurs reprises.
Un crash impressionnant mais sans conséquences physiques
Le spectacle est terrifiant pour les spectateurs et l'équipe Ferrari. Pourtant, Schumacher s'extirpe de sa monoplace retournée sans la moindre blessure. L'Allemand, fidèle à sa réputation de compétiteur acharné, minimise l'incident tout en pointant un problème de sécurité important.
Comme le rapporte Autosport, Schumacher déclare : « Ça avait l'air pire que ça ne l'était en réalité. Il n'y a pas eu d'impact lourd parce que je n'ai touché aucun mur. J'ai juste tonneauté. C'était mon premier tonneau et j'espère ne pas recommencer. »
Schumacher critique la sécurité du circuit
Loin de se contenter d'avoir échappé à la catastrophe, le Kaiser pointe du doigt la conception de la zone de dégagement. Il estime qu'une « marche » entre le bord de l'herbe et le bac à gravier a amplifié les conséquences de sa sortie de piste, provoquant les tonneaux.
Schumacher et son directeur technique chez Ferrari avaient déjà alerté les organisateurs sur ce problème lors d'inspections précédentes. Le pilote allemand regrette que les modifications demandées n'aient pas été réalisées à cet endroit précis du circuit.
De la catastrophe à la victoire : la résilience du champion
Ce qui rend cet épisode véritablement remarquable, c'est la suite du week-end. Alors que sa voiture est en pièces après le crash du vendredi, Schumacher revient sur la piste le samedi pour décrocher la pole position, puis remporte la course le dimanche, signant ainsi sa cinquième victoire consécutive en Formule 1, en comptant les quatre dernières courses de la saison 2000.






